I Am the Walrus © insanekirieh

I Am the Walrus © insanekirieh
____ ____ __memento__ ____ ____ ____ ____

Je me remets à The Shining, sa couverture tellement écornée par mes maintes relecture que des pages se détachent, après avoir englouti à peu près toute ma bibliothèque en deux jours, de Garcia Lorca en passant par Nabokov & Jarry... il me faudrait de nouveaux bouquins.
Un de mes plaisirs est de chiner dans les librairies de quartier, celles aux vieux livres qui expliquent leurs histoires à grand renfort de tâches diverses et de notes diffuses griffonnées à la va-vite entre deux pages. Il pleut.

Mon frère se prend pour Tiber (l'ours trop laid) dans la pièce d'à côté, pour soit disant endormir Armande, une protégée du cours Florent qu'on héberge depuis deux jours déjà. Et moi en soutif devant le pc, vie de bohème ouais :].

# Online seit Sonntag, 27. Juli, 2008 um 18:06

Geändert am Sonntag, 27. Juli, 2008 um 19:41

Feu de paille © insanekirieh

Feu de paille © insanekirieh
___________* Le Nozze Di Figaro - Overture

Je sais sourire :).
Et c'est ce que je faisais, tard le soir, au téléphone
avec Li (elle ne sait pas encore que je la surnomme
comme ça! :] )

Comme je me ressemble! [regarde]

Sous la douche. Des bribes d'opéra coulent dans l'eau. Ca me rappelle mes cours de chant lyrique, avec la menue Laura Zimmerman, son piano encombré de vieilles partitions reliées qui sentaient bon le grenier.

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A l'époque je n'étais qu'une gamine de 11 ans, au regard blessé et craintif des enfants habitués à se faire maltraiter par d'autres, ce regard aux cils emmêlés qui se lève doucement au fur-et-à-mesure qu'on l'apprivoise (va t-on me faire du mal, ou pas?). Quand, enfin, rassurée par la patience de mon adorable prof de chant, je déverrouillais ma voix, quel bonheur! Je pouvais exprimer tous les sentiments que je taisais par morne routine, et je n'étais plus une enfant, j'étais l'angelot de Mozart, la compagne de Figaro, l'amour du monde à l'état brut. J'aurais voulu la remercier, maintenant que j'ai gagné cette force, cette confiance en moi. Allongée sur le parquet, je me suis surprise à refaire mes vieux exercices de respiration, et mes gammes, la la la la. Ce que je chantais: [hop]



Et quand j'avais 4 ans, mon premier cours de danse classique! Grâce à ma mère, ma merveilleuse maman, qui en faisait aussi. Comme c'était marrant, de nous voir toutes deux en justaucorps dans les coulisses de fortune installées sous de grandes bâches, dans le jardin attenant à la salle et sa scène, nous maquiller; les adultes bavardant et nous, les bambins, fardés à tort et à travers par ces prêtresses d'1m70 qui nous paraissaient aussi grandes que des géantes, aussi belles que des cygnes. Et nous nous cachions pour manger des cerises entre deux actes, courant au milieu des décors et des costumes entreposés, dont mon père avait peint la grande moitié et ma professeur de danse créée et cousu l'autre. Le Roi et l'Oiseau, La Flûte Enchantée, souvenirs, à m'en faire perdre la tête. Tout était si beau.


Dans mon envie de détruire mes yeux, de voiler ce monde à tout juste 15 ans, enfermée dans ma chambre, allongée à même le sol, Dies Irae palpitait dans mes veines.
. Le Requiem de Verdi ne serait-il qu'un opéra dédié à la Mort plus qu'à un grand écrivain?

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# Online seit Sonntag, 27. Juli, 2008 um 12:55

Geändert am Sonntag, 27. Juli, 2008 um 14:32

Hithithit © insanekirieh

Hithithit © insanekirieh
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____ __ __ MGMT - Week-end Wars __ __ __

Try to break my heart I'll drive to Arizona.
It might take 100 years to grow an arm
I'll sit and listen to the sound of sand and cold
Twisted diamond heart, I'm the weekend warrior
My predictions are the only things I have
I can amplify the sound and light and love

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J'ai l'impression de me plaindre sans cesse.
Si tu n'es pas heureux d'une situation donnée, bouge tes fesses gros! Ouais facile, avec 15 euros en poche, personne à voir, salut jm'appelle Willy et j'ai la loose. Le thème principal de mon court est fini, j'ai passé 2h à reprendre chaque note à grand renfort de gestes (dure est la communication entre un guitariste & un néophyte en la matière) et de traductions approximatives, du genre: "Reprend au tululum là, et fais un Pouik!". On l'enregistre cette semaine chez mon pauvre monteur son, qui est à la base plus compositeur qu'autre chose. Mais son tour viendra, des tonnes de travail un jour prochain.

Je ne sais pas ce que je veux.
Les désirs sont trompeurs, une fois obtenu l'objet convoité il nous semble naturel de le jeter de côté au profit d'un nouveau mirage, bien plus brillant. Me suis-je déjà comportée ainsi? Souvent je suis plus l'ordure jetée que le roi insatiable, ce qui n'est une bonne position ni pour l'un, ni pour l'autre. Mais cette fois, quel est mon désir? Cerveau irrémédiablement vide. Le silence, tel est la réponse soufflée par la sagesse. Malheureusement, je connais bien mon âme, et par trop bien mon corps; comme m'a dit ma mère un sourire flottant dans ses yeux: "toi l'année prochaine, des amants, t'en aura par paquet". Charmant, sans être dénué de vérité. C'est quand je ne désire rien que je possède le plus. Ai-je vendu mon âme contre une liberté insaisissable? La réponse se découvre surement à deux, en attendant, pas de sentiments personnels, jamais. Ou peut-être trop de fierté, soeur qui cueille mes larmes avant même leur naissance au monde, et les emballe avec les mots: "c'est ok, moi ça va, je comprends". Finalement je me cache admirablement bien de moi-même et de mes désirs naturels, en prétendant, en jurant même, n'avoir pas du tout besoin d'affection sur ma petite personne. Alors pourquoi cette imperceptible tristesse dans tous tes gestes de biche blessée? Sale gosse à la tête dure.


Les faiblesses n'existent pas, quand on les étouffe sous soi.
Je plains l'archéologue armé de patience qui voudra exhumer et chérir ce ramassis de peurs que je trimballe, et dont je refuse de tenir compte, par mépris. Je suis in-aimable! :)



Il me regardera et me sourira, je comprendrai
Et en un instant, il me prendra la main,
Et même si ça semble absurde,
Je sais que tous deux ne diront pas un mot
Peut être que je le rencontrerai un dimanche, peut être un lundi, peut être pas,
Je reste convaincue que je le rencontrerai un jour,
Peut être mardi sera le jour des bonnes nouvelles !

# Online seit Samstag, 26. Juli, 2008 um 13:17

Geändert am Samstag, 26. Juli, 2008 um 17:35

When you go to bed

When you go to bed
(little serenade)


MON

CARNET


DE BORD




[open the door]







Des êtres humains. Egarés. Isolés entre eux. Qui se cherchent. Se retrouvent. Se perdent encore / He had nothing but he looks everything. What more can one desire? / A Bord du Darjeeling Limited, c'est là que nous nous sommes embrassés, assis sur les sièges de cinéma, une main sous les vêtements de l'autre, dans la salle vide. / CECILY: It is always painful to part from people whom one has known for a very brief space of time. The absence of old friends one can endure with equanimity. But even a momentary separation from any one to whom one has just been introduced is almost unbearable / Une romance de 3 jours / Je voulais, dit-elle -et ce sont des mots que je n'oublierai jamais -, je voulais ouvrir les bras, les longs bras accueillants de mon art, pour étreindre le monde entier! Telle était Irène. / Les mots sont un filet où prendre la beauté! / A 6h30: "j'vais acheter une bouteille de Coca Light... et ptet un oignon!"



Tels sont mes souvenirs & mes trouvailles.

# Online seit Freitag, 25. Juli, 2008 um 20:26

Geändert am Samstag, 26. Juli, 2008 um 13:40

There was a boy... © insanekirieh

There was a boy... © insanekirieh
. .

Je ne suis pas satisfaite de cette photo, j'ai tout simplement la flemme de continuer mon tripatouillage sur photoshop pour le moment. Sous les toits de Paris, on crève de chaud, et d'attente.

*

Terrible

moi qui suis la vie
ne voir personne
m'oblige à rêver.


Je voudrais étreindre & me nourrir.

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00h05: Des vieux moments viennent me saluer d'un déluges de couleurs, d'odeurs, contours de la tour de Londres ou bien citronnade sous un porche américain; ils réclament de nouveaux petits frères, de nouvelles aventures chaudes et douces, et je traine mes talons sur un pavé endormi. Comme j'avais ri, dans ce lac sombre au cours de l'interdite baignade nocturne; on pouvait sentir les algues frôler la peau nue, d'un petit mouvement délicieusement inquiétant ("était-ce vraiment une algue?"), et les "plouf" que faisaient les américaines résonnaient dans l'obscurité. D'un mouvement suivi d'un brusque éclat de rire j'esquivais la prise de Bastien, qui tentait de nous faire couler. Oh my, don't, don't, haaa! Les exclamations, les éclaboussures, éclair de couleur dans la nuit quand le maillot de bain d'un des baigneurs se promenait de mon côté... je n'oublierai pas le goût des glaces à l'eau du 4 Juillet. Je n'oublierai pas les écureuils gris britanniques qui venaient quémander superbement insolents nos morceaux de sandwichs.
Ni cet aurore qui tremblait sur le pont du ferry. Dans ma peau, je le sens encore, palpite un vieux flamenco indistinct qui nous suivait le long des rues de Barcelone dans laquelle nous nous étions perdues. Oh, la première bière prise en douce au bar par cinq gamins morts de rire! Putain.


J'étais en vie.


01h25: J'en étais restée scotchée devant mon écran: Mads Mikkelsen. Jamais je n'ai "bavé" sur un acteur/chanteur, j'ai toujours esquivé ce genre de choses par un petit mouvement de sourcils désinvolte, vaguement railleur, dans une indifférence la plus totale. J'ai du respect pour certains talents, voilà tout. Et puis là, devant cette télé, j'ai été électrisée. Lui! C'est comme quand on a un mot sur le bout de la langue, et qu'enfin on le retrouve après plusieurs heures de recherches éperdues; soudain un physique est apparu, comme ça, et s'est collé sur un idéal masculin que je ne soupçonnais même pas de posséder. Chacun de ses traits me semblait familier, parfaitement à sa place, bouche trop fine, cernes nostalgiques sous les yeux, fatigue résignée du regard. Ca aurait pu être avec un parfait inconnu dans la rue, mais voilà, c'est une star du cinéma, et maintenant, on croit que je suis une groupie :']. Pas du tout, mais bon.


01h41: Je n'aime pas trop étaler ces choses-là, mais elle est belle et je suis contente de savoir qu'on était deux, à s'observer dans l'ombre. Mon frère se marre au téléphone à côté, et ça me fait sourire d'entendre ses conneries pendant que sa pizza nocturne chauffe dans le micro-onde. Nous sommes une sympathique famille de dégénérés clochards qui lavent pas leur appart; sauf que moi, on ne me téléphone plus en n'ayant aucun autre but que d'entendre ma voix -et mon rire-.


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# Online seit Freitag, 25. Juli, 2008 um 17:14

Geändert am Samstag, 26. Juli, 2008 um 09:13