°
° We know this place... where we are...
{ doesn't matter }
We know this place, we've been here before
The stars are out waiting for the moon
The stars are out waiting for us
° We know this place... where we are...
{ doesn't matter }
We know this place, we've been here before
The stars are out waiting for the moon
The stars are out waiting for us
Ease this raging mind, this raging love
Sometimes it feels like a knife... °
{ but not tonight }
Sometimes it turns like a knife in me
°
{ not tonight }
Sometimes it feels like a knife... °
{ but not tonight }
Sometimes it turns like a knife in me
°
{ not tonight }
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Je te présente mon âme.
Serrons nous la main, mais pas trop fort.
Serrons nous la main, mais pas trop fort.
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C'est étrange de retrouver les lieux, les décors de son enfance. La nouvelle maison de ma mère et Jeff se situe par un concours de circonstances dans la région que nous avions tous quitté, celle qui m'a vu grandir, qui a vu mes parents divorcer, cette terre qui porte en son sein la réalité fanée de ma grand-mère, dont la tombe domine sereinement un vallon, ses plantes grimpant joyeusement par delà son simple carré de terre pour s'étendre pleines de vies à celles des alentours. A son image. Le vent ici a une odeur, une couleur, indéfinissable mais qui me donne les larmes à l'âme. Je suis rentrée, maman.
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Dans la voiture.
J'explique brièvement à ma mère la scène du film Volver, celle où la mère de Raimunda est cachée couchée dans la voiture, et en écoutant son enfant chanter l'espoir, elle pleure, pleure, de soulagement, de tristesse, de choses perdues et d'autres qui naissent au-delà d'elle même, les mains contre son visage comme un petit enfant. "Tiens, écoute". Je lui tends l'écouteur. "Volver... Sentir... que es un soplo la vida... que veinte años no es nada". Les yeux fermés, je pleure, je pleure, moi aussi je pleure sans pouvoir m'arrêter. Il y a des sentiments inexplicables, mais qui vous secouent comme si votre coeur n'était pas assez grand pour contenir toute l'émotion, se comprimait, se comprimait jusqu'à devenir trop gros. L'orage éclate sur votre visage. La graine pousse après la tempête, son sol nourri d'humanité.
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Les matins.
On se réveille tous les jours avec un fou rire dû à mes âneries, c'est plus fort que moi, il faut que j'exprime toute la joie que j'ai à me lever là, le matin, un rayon de soleil entrant par la fenêtre au bruit du vent léger dans les arbres, chez nous; je les aime tellement que mon premier geste c'est ça, dire une connerie pour qu'on se fende la poire. Et puis on se lève tous, et on prend le petit déjeuner sur notre terrasse inondée de lumière, face au jardin. En les regardant rire comme des gamins, mon esprit s'est comme dédoublé, je les ai vraiment vu tels qu'ils étaient, heureux, vivants, amoureux... "Vous avez de la chance, de pouvoir rire si joyeusement, à deux. C'est rare de s'aimer aussi chaleureusement et simplement. Je vous aime, tous les deux". Ma bouche n'a pas pu exprimer ce sentiment de quiétude qui dépassait les mots.
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