Are you Lonesome Tonahahaha! © insanekirieh

Are you Lonesome Tonahahaha! © insanekirieh
Elvis Presley - Can't Help Falling in Love

Je t'aimais.
Imparfaitement, inégalement, mais je t'aimais. Au présent (celui de l'égoïste perdu et tâtonnant) tout me semblait si lointain, si insignifiant, mes os creux si vide de ta moelle, et toi, tellement éloigné de moi! Mais ce soir tout m'est revenu, la brume s'en est allée, et je peux me retourner et sourire à cette image jaunie de toi et moi.

Merci.
Tu m'as aimé de tout ton être aussi,
et je m'en souviens.


Cette nuit encore un peu, je t'appartiens.
Comme un dernier sourire...



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(han lala, c'est génial d'entendre quelqu'un rire comme ça! :) )


Woua-hou, je suis invitée pour la première fois chez quelqu'un à Paris, ça rigole plus! Samedi soir donc, crémaillère chez un apprenti réalisateur, qui se nomme Alex, porte des lunettes, est over-méga-gentil, fume des Lucky Strike comme moi, a voyagé tout partout et a sa vraie patrie à Tahiti (le salaud! :p). Je vais préparer comme il se doit un gâteau (je regarde des recettes là, j'hésite entre le bon vieux moelleux au chocolat que j'avais parfaitement réussi pour mes 20 ans-la-soirée-où-j'avais-trop-bu ou une charlotte. dilemme). Oh puis il joue de la guitare, ce qui accessoirement me l'a rendu encore plus sympathique... si un jour tu me lis Alex, tu es un mec cool! Bon, ça, c'est fait... (humhumhum). J'ai même réussi à appeler Pierre malgré mon abrutie de timidité, après 6 jours d'hésitation ça m'a pris comme ça sans réfléchir (tac tac bang bang pour citer Clémentine), ce qui a pour résultat de a) me rendre souriante b) augmenter puissance dix mon envie de lui parler / l'écouter de vive-voix, ha ha ha. C'est quand même fou, il fait parti de mon paysage naturel comme s'il avait toujours été planté là. Il faut dire que je ne m'étonne jamais de rien, je suis plutôt le genre d'être humain qui va se réjouir des choses qui lui tombent dessus. Puis tu avances, et ainsi de suite. Je suis une grosse optimiste, en fait :]. "If Pierre is Pierre, he's good"... See? I quote just for you little charming boy.

oOo

C'est aussi dur pour celui qui quitte que pour celui qui est laissé. Les deux doivent se séparer d'une partie d'eux-même qui n'était pas eux, mais qui s'était viscéralement fondue dans leur chair, comme un deuxième battement de coeur, comme un second souffle imperceptible; chacun repart mutilé avec une aile en moins dans le dos. C'est pour ça que j'ai volontairement été amnésique. J'avais oublié nos sensations. Aujourd'hui je suis en paix, et à nouveau tu es là, fantôme des Noëls Passés qui est cher à ma mémoire, ces Noëls qui signifiaient l'approche de ton anniversaire, celui de mon premier vertige quand tes doigts m'ont effleuré, ce dernier Noël où mon coeur s'est brisé en mille morceaux loin de toi. Chacun a fait des erreurs, mais à présent ce sont ces mêmes faux-pas que je chéris, car ce sont eux qui nous ont fait grandir: en me désaimant tu m'as rendu mes ailes, en te quittant je t'ai aimé plus que jamais, il fallait qu'il en soit ainsi pour que nous soyons libres. Les excuses? Mais pourquoi? Ne t'excuse pas de ce qui m'a fait avancer, la souffrance fait partie de l'ordre naturel des choses, et ce sont nous qui la choisissons. Oui, nous choisissons nos propres souffrances. Te souviens-tu de tes bras contre ma poitrine, blottis dans ton canapé, à regarder Totoro? T'embrasser c'était mourir en s'embrasant, encore et encore. Je prie pour que ta vie soit belle, et que mon souvenir te berce parfois quand tu te perds. Merci, Armand. Armand Armand Armand, ce n'est pas qu'un prénom, quand je le murmure je te fais cadeau de toi. Tu as été le premier à me voir en tant que femme, et toi, tu étais mien, mon homme. Maintenant juste Armand, homme du monde, qui a tout a vivre, pour lui. Les adieux n'en sont jamais vraiment un.


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# Online seit Donnerstag, 07. August, 2008 um 22:09

Geändert am Sonntag, 10. August, 2008 um 13:04

Bonnie and Dante say hi to Clyde © insanekirieh

Bonnie and Dante say hi to Clyde © insanekirieh


°
° We know this place... where we are...
{ doesn't matter }
We know this place, we've been here before

The stars are out waiting for the moon
The stars are out waiting for us

Ease this raging mind, this raging love
Sometimes it feels like a knife... °

{ but not tonight }
Sometimes it turns like a knife in me

°
{ not tonight }


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x

Je te présente mon âme.
Serrons nous la main, mais pas trop fort.

x x

C'est étrange de retrouver les lieux, les décors de son enfance. La nouvelle maison de ma mère et Jeff se situe par un concours de circonstances dans la région que nous avions tous quitté, celle qui m'a vu grandir, qui a vu mes parents divorcer, cette terre qui porte en son sein la réalité fanée de ma grand-mère, dont la tombe domine sereinement un vallon, ses plantes grimpant joyeusement par delà son simple carré de terre pour s'étendre pleines de vies à celles des alentours. A son image. Le vent ici a une odeur, une couleur, indéfinissable mais qui me donne les larmes à l'âme. Je suis rentrée, maman.


°
Dans la voiture.
J'explique brièvement à ma mère la scène du film Volver, celle où la mère de Raimunda est cachée couchée dans la voiture, et en écoutant son enfant chanter l'espoir, elle pleure, pleure, de soulagement, de tristesse, de choses perdues et d'autres qui naissent au-delà d'elle même, les mains contre son visage comme un petit enfant. "Tiens, écoute". Je lui tends l'écouteur. "Volver... Sentir... que es un soplo la vida... que veinte años no es nada". Les yeux fermés, je pleure, je pleure, moi aussi je pleure sans pouvoir m'arrêter. Il y a des sentiments inexplicables, mais qui vous secouent comme si votre coeur n'était pas assez grand pour contenir toute l'émotion, se comprimait, se comprimait jusqu'à devenir trop gros. L'orage éclate sur votre visage. La graine pousse après la tempête, son sol nourri d'humanité.

°
Les matins.
On se réveille tous les jours avec un fou rire dû à mes âneries, c'est plus fort que moi, il faut que j'exprime toute la joie que j'ai à me lever là, le matin, un rayon de soleil entrant par la fenêtre au bruit du vent léger dans les arbres, chez nous; je les aime tellement que mon premier geste c'est ça, dire une connerie pour qu'on se fende la poire. Et puis on se lève tous, et on prend le petit déjeuner sur notre terrasse inondée de lumière, face au jardin. En les regardant rire comme des gamins, mon esprit s'est comme dédoublé, je les ai vraiment vu tels qu'ils étaient, heureux, vivants, amoureux... "Vous avez de la chance, de pouvoir rire si joyeusement, à deux. C'est rare de s'aimer aussi chaleureusement et simplement. Je vous aime, tous les deux". Ma bouche n'a pas pu exprimer ce sentiment de quiétude qui dépassait les mots.


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# Online seit Donnerstag, 07. August, 2008 um 09:25

Geändert am Sonntag, 10. August, 2008 um 13:39

You said baby not me © insanekirieh

You said baby not me © insanekirieh
Cloud Cult - Washed your car

*
La semaine prochaine, vacances.
Je vais aider ma mère à repeindre et ranger de fond en comble la nouvelle maison de campagne, passer quelques jours avec les membres de mon ancienne "troupe", et puis surtout éplucher toutes les locations possibles de caméra sans matos son (ça, c'est le pied, ça fait moins cher :]).


J'ai essayé de me mettre à Godard, en commençant d'abord par Le Mépris (avec Brigitte Bardot, aaaah râle d'agonie) puis A Bout de Souffle, mais rien à faire, j'ai énormément de mal avec le cinéma français, chef-d'oeuvre ou pas :]. D'où le fait que je n'avais jamais regardé ces deux incontournables du grand écran... pardonnez-moi, je suis têtue quand je n'accroche pas à quelque chose, ne m'en voulez pas, Monsieur Godard! J'ai nettement préféré le Crash de Cronenberg (mais pourquoi est-ce que je compare des films incomparables, moi?), de toute façon tout ce que touche le génie de ce monsieur là me file des décharges dans le coeur. Il n'y va pas de main morte, faut dire. Son dernier Les Promesses de l'Ombre m'avait capturé de force dans les silences bleu-gris de son univers. Et là, me reste à regarder puis digérer Act of Violence de Fred Zinnemann & Pi d'Aronofsky. Oui, j'ai la tête dans les bobines, ces temps-ci.

# Online seit Donnerstag, 31. Juli, 2008 um 10:17

Geändert am Donnerstag, 31. Juli, 2008 um 16:51

Indian Blue Spice © insanekirieh

Indian Blue Spice © insanekirieh
:: Shearwater - Home Life :: :: :: ::

* Hier soir. Etrangeté.

En m'endormant, un frisson imperceptible me secoue tout le corps. L'esprit à ce moment est indomptable et flou, sorte de brume qui nous fait vagabonder dans des granges obscures et inquiétantes où se cachent tout ce que notre âme a bien voulu y refouler, y enfouir, y suspendre aux crochets du temps. Et là, j'y ai vu Pierre, et cette envie de passer mes bras autour de sa taille et pleurer, pleurer, pleurer. En me réveillant, une main dans mes cheveux, j'ai été secouée par le fantôme de ce demi-songe, parce que les larmes semblaient si intarissables que ce ne pouvaient être que celles d'un gros chagrin d'enfant, ces sanglots violents au besoin pressant de se frayer un chemin à travers toute cette peine aveugle. Pourtant, je ne suis pas triste. Et pourquoi lui, c'est cela que je n'arrive pas à comprendre. Je prends ça comme ça vient.

"Inscris-toi sur Adopteunmec.com, c'est marrant tu verras!"
Bon. J'y vais. Alors heu, le principe, c'est de mettre des mecs dans son panier, c'est ça? Un peu paumée, je reçois 3 tonnes de mails, et je me dis que c'est bien sympathique mais que je doute d'une utilité quelconque à la chose; et puis me tombent dessus un Fred et un Alex, l'un chez qui il me semble y avoir une résonance certaine entre nos deux caractères, et un caméraman en tournage avec qui le feeling passe si bien que je n'ai qu'une hâte, le rencontrer, et lui de lire mon court-métrage et de me refiler une caméra for free avec lui-même en chef op. Hum. Ces trucs là n'arrivent qu'à moi, je crois :].


Le bonheur c'est ça, assise en sous-vêtements le dos enfoncé dans les coussins du lit, un thé et une cigarette à la main, c'est lire Le Parfum sous les airs de Nina Simone, qui vont se perdre dans la nuit par la fenêtre. Et s'endormir ainsi, lumières allumées, le nez au creux de son bras comme l'a fait Jean-Baptiste Grenouille ce piètre héros, à respirer sa propre odeur, à sentir la sécurité des nuits d'été et celle de son avant (son enfance). Mes cheveux doucement viennent compléter l'oreiller, ils sont doux, ce sont les miens, ils sentent bon. Se suffire à soi. C'est comme ça que j'aime chérir les autres: abandonnés à eux, ivres d'être en vie, tout simplement. Replacer une mèche de cheveux qui vient barrer leur front, et sentir le souffle calme et paisible de leur sommeil, là où ils ressemblent à leurs eux-mêmes en plus petit. En musicien virtuose j'effleure le souffle coupé les touches de vulnérabilité qui courent sous leurs lèvres entrouvertes, sur leurs paupières, tout contre leurs doigts repliés près du visage. Ne vous faites pas de mal, je vous en prie. Je vous aime.

# Online seit Mittwoch, 30. Juli, 2008 um 16:10

Geändert am Donnerstag, 31. Juli, 2008 um 00:06

Valkyrie © insanekirieh

Valkyrie © insanekirieh
- - - Saga des Völsungar : Brünhild - - -
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- Chapitre 1: Clogs - Kapsburger

Mon coeur: des morceaux de cookie.
Emiette-moi, mon amour.
Là, du bout des doigts.

- Chapitre 2: Nick Cave - Where the Wild Roses Grow

On the last day I took her where the wild roses grow
And she lay on the bank, the wind light as a thief
And I kissed her goodbye, said, "All beauty must die"
And lent down and planted a rose between her teeth


- Chapitre 3: Ederlezi
Mon écran a disparu.
Le Temps des Gitans, et mes larmes.


- Chapitre 4: Regina Spektor - Samson

Bientôt, je vagabonderai dans New-York, sous la neige de décembre, un café brûlant serré entre mes mains. Bientôt, je ferais l'amour avec lui, sous la nuit des rues de Paris, entourés d'un vacarme de pluie raisonnant sur les pavés. Si j'en rêve aussi distinctement, cela se passera; les masques tomberont, et je dirais: "Bonjour, vous". J'ai hâte de rencontrer ma vie :).

# Online seit Montag, 28. Juli, 2008 um 19:31

Geändert am Dienstag, 29. Juli, 2008 um 17:17