Edward is special

Edward is special
Edward.

C'est un peu bête, mais en aimant ce personnage, en lui rendant son sourire par écran interposé, on se sourit à soi et à son côté pur, non? Ce soir je me sens un peu seule, mais en regardant ce film, j'ai l'impression de partager quelque chose d'essentiel avec tous ceux qui comme moi ont vu leur sensibilité éclater et se condenser au côtoiement de cet être de douceur et de naïveté curieuse.

Il ne faut pas blesser celui qui en nous ne sait pas. Ce n'est pas un monstre honteux. C'est notre âme.

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* C'est dommage, que Tim n'ait pas une adresse mail "officielle" à laquelle lui écrire, ou même un forum sur lequel il passe de temps en temps. Si il est l'être humain auquel je pense, on aurait beaucoup de choses à se dire, et moi beaucoup de choses à écouter et à apprendre. En même temps je sais pertinemment quelle est la clé pour rencontrer des gens avec qui partager. Créer. Créer. Créer. Ma petite Kirieh, il est grand temps que tu t'ouvres un peu au monde. Mais j'y travaille... c'est ma passion, après tout :). L'homme pensant n'est rien sans ses actes.

Kirieh: En écrivant pour toi ça m'a fait du bien, de même qu'en écrivant sur Romaric. Je me suis rendue
compte que les gens auront beau noircir, ce qui est blanc chez moi reste blanc, et que je sais remercier les personnes en face de moi pour ça... simplement parce qu'elles existent et qu'elles m'ont apporté ce blanc. Noirci ou pas peu importe. La base était pure et ça suffit amplement.

Armand: Tout à fait. Mais c'est très amusant car j'aurais pris le temps je crois que j'aurais exactement écrit la même chose que toi au mot et au style près. C'est étrange, c'est comme quand tu te reconnais derrrière un auteur: là je ne faisais pas que me reconnaitre, je savais qu'on se reconnaissait tous les deux. Ca m'a ému sur le coup un tel partage de sentiments pourtant très intimes.

Kirieh: Oui. Parce que quand on va à l'essentiel, c'est un langage compréhensible par tous. Celui du coeur, simplement.

Armand: Ces instants d'essentiel en écriture sont rares en ce moment... je crois que je suis tourné vers la musique c'est mon corps c'est tout. C'est pour ça que je n'aime pas me forcer à faire sentir des mots... de mes présentes notes :)...

Kirieh: Ca me suffit... comme j'ai dit, la plus belle preuve d'amour que vous puissiez me donner en retour c'est d'être vous, de vous aimer, et d'être libres... et pis c'est tout :)


J'écoute la musique de mon court métrage en boucle, ça me donne des frissons et comme une envie de plonger dans, c'est un bon signe. Plus que du travail, je veux des émotions. Et si elles surgissent chez moi qui suis un public difficile mais juste (surtout quand il s'agit de mon boulot, je suis d'une dureté impitoyable face à mes accès de médiocrité bouh), et chez d'autres aux avis qui me sont précieux, je n'ai qu'une envie, qu'un but: poursuivre.


Je terminerai avec une auto-citation qui rend hommage à tous les vampires obèses et geek de ma race:
Plus choco qu'un café, plus fun que le sang: prends du Jumblies, c'est nourrissant!

# Posté le lundi 11 août 2008 17:07

Modifié le lundi 11 août 2008 19:20

Honey take the gun © insanekirieh

Honey take the gun © insanekirieh
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____"Jusqu'au jour où il m'a dit:____'_________
____La liberté, pour moi, c'est fini,___-'_______
____Puisque les flics ne veulent pas de nous_-
'Sur terre je leur donne rendez-vous en enfer.'
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____En bas la route est noire,______-_________
____Les états n'ont pas de frontières;__.'_____
____Nous ne serons plus jamais punis________
____Pour des crimes qu'on a pas commis.___-'
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____Ils partiront tous les deux ensemble_-._._
____Couchés côte à côte au cimetière__-__.___
____Les flics déposeront leurs armes__-.__.___
____Une mère versera une larme___________-.
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_::_Pour pleurer la mort de Bonnie et Clyde.__

- Tu sais que ton poème, c'est l'histoire de ma vie? C'est mon histoire que t'as raconté là! Au début je t'ai dit que j'te rendrais célèbre, et c'est toi qui me rend célèbre. Avec ton poème, le monde se souviendra de moi."

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> you. ( SOLOGNE - IN WITH THE ARMS ) > I love you. > I love you. > I love you. > I love you.

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<.> Les évènements de l'après-midi ont peut-être fait que, plus à fleur de peau sûrement, mais malgré
<.> tout je me reconnais bien là: comme on est pris d'un fou rire, j'ai été prise de larmes devant le Bonnie
<.> et Clyde de 67, quasiment du début à la fin. Faye Dunaway est magnifique, et Warren Beatty si
<.> touchant bon dieu! Amoureux jusqu'à la fin, jusqu'au rien, jusqu'au tout, à la fois forts et vulnérables.
<.>C'est une belle version que nous offre Arthur Penn, un peu édulcorée, mais juste.

<.> Je ne souhaite pas être eux, non, cependant je sais que si un jour Il me tombe dessus, nous serons
<.> des Bonnie & Clyde à notre façon. Bonnie n'a pas attendu Clyde pour être Bonnie, et Clyde n'a pas
<.> attendu Bonnie pour être Clyde. Ils se sont trouvés parce qu'ils étaient justement tous les deux déjà
<.> exceptionnels, et prêts; ils n'avaient plus qu'à s'imbriquer l'un l'autre. Inutile de s'interroger, le "clic"
<.> presque audible qui se produit lors de la rencontre entre des êtres faits viscéralement l'un pour l'autre
<.> parle pour lui. Nous ne sommes jamais complètement libres, et c'est vrai que je préfère de loin être
<.> prisonnière de mon Amour extrême et sans concession que libre et prisonnière de ma seule liberté...
<.> C'est le chemin que j'ai choisi.


<.> Ma mère était affolée au téléphone, heureusement elle devait venir demain, je vais mettre une
<.> deuxième tarte aux pommes à cuire exprès pour elle, et j'accepterai de me blottir dans ses bras le
<.> temps d'un réconfort. Je sais que dans cette histoire elle est sûrement bien plus meurtrie que moi, car
<.> on a touché à son bébé, sans qu'elle puisse rien faire. J'ai essayé de me mettre à sa place, et en tant
<.> que maman, cette situation m'aurait rendue folle. Ca me rappelle la fois où elle s'est dressée de
<.> toute sa hauteur face à un mec qui venait de foutre une claque à mon frère devant ses yeux: son
<.> regard était ferme, dur, et j'ai vu qu'elle aurait pu tuer s'il le fallait. Comme une louve. Pierre a été la
<.> première personne que j'ai prévenu, complètement paumée. Merci d'avoir été si prévenant avec moi.
<.> Et vos messages m'ont fait du bien.



J'ai remis la scène de fin plusieurs fois, les yeux baignés de larmes... ce visage qu'arborent les acteurs au moment où leurs personnages comprennent, où se produit ce qu'ils savaient tous deux depuis le début... oui, presque comme si à travers la douleur de se quitter on y voyait un soulagement fugace -et cruel-; on peut littéralement sentir leurs invisibles doigts mentaux se tendre et se rejoindre en un éclair, se liant plus fortement encore au devant de la mort. Et tout ça en une expression, en un moment figé. En une vie. |la vidéo d'ending| > à cliquer uniquement si on a déjà vu le film, sinon ça gâche un peu le plaisir :].


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Ils ne se croient ni trop coriaces ni trop désespérés,
Ils savent que la loi gagne toujours -et avant tout-.
Bonnie Parker.

# Posté le dimanche 10 août 2008 17:59

Modifié le dimanche 10 août 2008 20:30

but death of a million is just a statistic © insanekirieh

but death of a million is just a statistic © insanekirieh
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Soirée hier chez Alex & ses roommates :). Depuis que je suis sur Paris ça me manque terriblement tout ça, alors là boire un punch à dix dans une cuisine, avec guitare et discussions sur le cinéma, je me suis tout de suite sentie à l'aise (bien que je ne connaisse personne :] ). J'ai dé-chi-ré sur Guitar Hero, bon ok toute seule mais n'empêche, il me l'a bien précisé: tu-dé-chi-res. Hé ouais.

Ma tarte aux pommes faite maison est partie vachement vite, ça m'a fait plaisir :).








Dans le métro je me suis faite agresser. Pour la première fois de ma vie. Nous étions 3 dans un wagon, une femme, moi et lui. Au début je l'ai ignoré, ce ne sont que des regards, laisse couler ma fille, fixe un point dans le vide et attends...oui mais voilà, le point fixé dans le vide s'est rempli brusquement d'un gros ventre et de deux bras poilus, et ce truc informe une fois assis en face de vous, vous sourit d'un sourire plein de merde, et quand une de ses mains commence à venir s'égarer et qu'il s'est rapproché, la panique m'a envahie en même temps que l'autre femme bondissait se réfugier au fond du wagon. Mon cerveau s'est tendu plus encore que n'importe lequel de mes muscles, impossible de seulement penser, j'avais juste une idée en tête "attention attention attention" comme ces cons de lapins qui tournent en rond jusqu'à claquer d'une crise cardiaque: et là, il passe ses mains sous ma robe. Point de rupture. Les rares fois où j'ai dû me battre dans ma vie, vient un moment où mon système nerveux craque tout d'un bloc, et disparait, carrément. Tout devient trèèès trèèès calme. Je ne suis plus rien: pas une fille, pas une victime, pas un humain, non, j'ai l'impression d'être, je suis un rocher très très très dur. Et je me surprends, avant de déconnecter pour de bon, à avoir envie de... de tuer, de violence, de frapper, de réduire. Une dernière phrase dans mon cerveau: "Ok, tu veux jouer au con? Moi aussi" puis plus rien, je ne pense plus; mes poings agissent. J'ai -je crois- calé mon mp3 entre mes phalanges à la manière d'un poing américain, et j'ai frappé d'un geste précis, avec toute ma force (je me souviens juste de l'impression marrante de puissance en entendant presque l'air siffler), sur la tempe du gars, de ce putain de pervers qui a dû en coincer plusieurs des jours de malchance... CONNARD! J'ai hurlé, seulement ma voix m'a fait l'effet d'être à des kilomètres de là, aussi forte que celle d'un Dieu, comme un roulement de tonnerre. J'ai pensé à Zeus en une petite image marrante, quand il brandit la foudre pour punir les mortels. Puis j'ai couru en deux bonds à l'autre bout du wagon, je me suis retournée, et j'ai attendu. Tout l'un tout l'autre, faites que ce ne soit pas un détraqué profond. Il a fait un pas, et je me suis entendue dire, d'une voix très froide, très lointaine: "Tu reviens, et je te tue. Avec ça je pourrais. Et j'appelle les flics. Je pense que tu ferais mieux de partir". Il est descendu la station d'après. Je l'avais menacé avec un plat à tarte, qui m'avait paru très coupant sur le moment. Je me suis assise sur un siège. Et là, mon esprit a lentement réintégré mon corps, et je me suis permise de trembler... après tout, ce n'était qu'un plat à tarte minable, et moi une enfant morte de trouille qui voulait se défendre d'un truc qu'elle ne connaissait même pas.


J'ai mal en dedans. Je tourne dans l'appartement. Je me suis lavée les mains une dizaine de fois, et mon dégoût va croissant, je n'arrive à penser à rien, alors je m'allonge, petite chose recroquevillée sur le matelas, et mentalement je me figure être entrain de pleurer à chaudes larmes dans les bras de ma mère et de mon père, dans les bras de mon frère, protégée par Armand ou par Clémentine, tout sauf être seule, protégée par un rempart d'amour humain. Ce n'est pas l'acte en soi qui me terrorise, non ça je peux même le mépriser, mais c'est la trace indélébile qu'elle laisse (l'envers des choses existe et peut avoir une EMPRISE sur moi!) et qui ne peut être nettoyée qu'avec tendresse... l'adulte en moi soigne l'enfant. Ca fait mal.

L'écrire me fait du bien, mais un bout de ma vie est maintenant comme poisseux et pourri.
Enculé.

# Posté le dimanche 10 août 2008 09:00

Modifié le dimanche 10 août 2008 14:14

We all want the same thing © insanekirieh

We all want the same thing © insanekirieh
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Entre deux actes, il y eut Romaric.
C'est ici que Are you Lonesome Tonight d'Elvis aurait trouvé sa place,
mais ce qui est passé est passé :). Et cet air m'envoûte.

__Je me rappelle, la première fois que nous nous sommes parlés au bas-mot,
c'était assis en tailleur par terre au cours de buto, celui auquel Clémentine
---n'avait pas assisté car elle était partie malade de ses cours: bon, ça m'avait
.obligé à sortir de ma coquille et à parler aux autres, étant donné que l'exercice
.d'improvisation que nous avait refilé Charlotte se faisait à deux.

J'ai pris mon courage à deux mains, et je suis allée dans sa direction: "On le fait ensemble?". Je voulais
--que ce soit lui, car c'était pour moi le plus doué, le garçon qui m'apparaissait d'emblée sympathique et
.ouvert. Ses longs cheveux devant lui, nous avons choisi une musique de Nosfell pour notre impro.


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Plus tard, première soirée entre nous, tous entassés dans la chambre Crous d'Harmonie; Mick nous a concocté des pâtes à sa manière entre deux saignements de nez, l'ambiance s'installe rapidement, chaleureusement, on fait des jeux à la con avec des bouts de papier collés sur le front, on danse la chenille dans les couloirs de la résidence en se pliant en deux pour contenir un énorme fou rire, on se fait des massages collectifs, et même une lecture grandiloquente d'Apollinaire et ses Onze Mille Verges (rien qu'à l'écrire, les souvenirs fusent et j'ai le sourire jusque là ^^). Je regarde de côté ce garçon aux cheveux longs. Quelque chose bouge dans mon estomac, mais je n'y prends pas garde. Et puis il est là, j'aurais tout le temps d'examiner ça plus tard, plus tard... La soirée se termine, mais pas tout à fait. Avec Clémentine on s'apprête à rentrer ensemble, et puis comme ça, on invite Romaric à passer. La nuit s'avance, et on finit par tous s'assoupir, tassés comme on pouvait dans le lit, mais je n'arrive pas à trouver le sommeil. De mes doigts je trace des histoires sur le dos de ma main, des dessins, des fleurs, comme quand j'étais petite avec mes cousines et qu'on jouait à se chatouiller l'avant-bras. J'entends Romaric se retourner. Tout se suspend. Ce que je n'avais pas compris est soudain là, et j'ai le souffle court, que je m'efforce de rendre tout petit petit. Ses doigts viennent effleurer les miens, timidement. Au matin, une fois Clémentine partie, je me blottis contre son torse, la couverture nous séparant, et je lui demande de me raconter une histoire. Puis on se fait un petit-déjeuner, et on part au buto. Sur le canapé, assis l'un contre l'autre, la peluche de jaguar sur les genoux, on entremêle nos index.

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Soirée au bar. Pour la première fois je montre mon carnet de souvenir où se mélangent écrits, dessins, photos imprimées et collées en vrac; nous parlons de nous, aussi, de nos aspirations. De nos espoirs. C'est là que le terme "yeux de chat" m'est venu à l'esprit. Sa façon de me regarder, les yeux remplis de quelque chose... malgré les whiskys bus, la chaleur vient directement de l'intérieur de mon ventre. Je ne suis même pas surprise quand il accepte aussi facilement de venir dormir avec moi chez Violaine. C'est ici que se trouve le coeur de nous, et même avec tout ce qui viendra, on ne pourra pas me retirer la pureté de ce moment, comme le sont tous ceux des premiers baisers, où rien d'autre ne compte que d'engloutir l'autre à l'infini. J'entends la respiration endormie de Violaine. Je compte chacun de mes mouvements, je guette chacun des siens; c'est comme un ballet étrange et lent où l'on repousse toujours plus loin l'instant de... mais déjà l'instant vient, suspendus au bout de nos mains qui se sont trouvées, qui s'enlacent, doucement au début, et puis crispées et avides quand le désir trop longtemps contenu se libère par tous les pores de la peau et demande, réclame, a soif de l'autre. Les mains descendent, remontent, la danse s'accélère. Les yeux se rencontrent, se détournent, se transpercent à nouveau, et là le souffle est si court qu'on pourrait être entrain de mourir; pensée confuse "ne l'embrasse pas, pas encore..." mais déjà ses lèvres sur les miennes en un léger frottement, et c'est si agréable, à peine échappée c'est moi qui revient, plus longtemps. Embrasement.

Au matin on joue à se mordre dans le cou dès que Violaine va chercher du thé, à s'embrasser quand elle saisit ses affaires dans l'armoire, à passer nos mains sous nos vêtements quand elle part prendre sa douche. A la dérobée je le regarde. Il est beau.

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Rendez-vous. Cinéma. J'avais oublié mon parapluie chez lui, mais c'est lui qui l'a oublié en retour. A Bord du Darjeeling Limited, c'est là que nous nous sommes embrassés, mes mains passées sous sa chemise... le film était bien, véritablement bien, mais mes lèvres voulaient juste lui voler un peu de sa saveur; je me retiens. A la fin du film, la salle se vide, les caresses s'intensifient. "Tu crois qu'il y a des caméras?". Je ris de bon coeur, parce que c'est marrant de braver de petits interdits pour ses beaux yeux, après qu'il m'ait assise brusquement sur le dossier de devant, mes jambes passées autour de son torse. J'ai furieusement envie de lui. On s'échappe en riant. Plus tard, même scène dans un bâtiment de parking déserté, j'ai même du courir pour ne pas rater mon spectacle de théâtre, je m'étais complètement plantée dans les horaires et lieux, en bonne étourdie que je suis :].

Il y a cette sortie un peu trop irréelle, un peu trop parfaite, avec ce moment insolite attablés dans un café, un chocolat chaud devant nous, quand un mioche en costume de Dark Vador vient déclarer la guerre à Romaric avant de tourner et courir entre les pattes de son père; presque comme si j'avais pressenti ce que peu de temps après il allait me révéler, je lui ai dis, d'une petite voix, pressée contre lui sur un vieux mur en pierre, "Je me demande pourquoi moi... je te voulais, me je pensais que tu étais trop bien pour moi".

Il me disait quelques jours après: "Je ne veux pas faire semblant, on ne peut pas être ensembles. C'est mieux comme ça". J'ai accepté, et j'ai continué, et puis vient le moment où de nouveau il m'embrasse, et où de nouveau j'oublie. Ce petit jeu durera le temps de trois ou quatre parties.


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Mais. Le matin de la première fois, quand il a chanté en coeur avec Nina Simone "I Put a Spell on You" ses doigts jouant dans mes cheveux. Mais, le découvrir lentement, sous sa carapace de craintes et de froideur désintéressée, et le prendre dans mes bras pour le consoler du bout de mon corps. Mais, ce baiser à peine le rideau tombé, avant le salut sur scène, nos visages encore barbouillés de chantilly. Je l'aimais, d'un amour simple et silencieux, et oui je ne le connaissais pas, car on ne connait jamais le coeur d'un homme, surtout quand celui-ci ne vous aime pas. Malgré tout, à sa manière, il m'a apporté beaucoup, et tous mes souvenirs sont brillants et précieux: j'ai été contente de te rencontrer, je suis heureuse que tu existes. Merci à toi aussi.


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# Posté le vendredi 08 août 2008 17:04

Modifié le dimanche 10 août 2008 13:29

Are you Lonesome Tonahahaha! © insanekirieh

Are you Lonesome Tonahahaha! © insanekirieh
Elvis Presley - Can't Help Falling in Love

Je t'aimais.
Imparfaitement, inégalement, mais je t'aimais. Au présent (celui de l'égoïste perdu et tâtonnant) tout me semblait si lointain, si insignifiant, mes os creux si vide de ta moelle, et toi, tellement éloigné de moi! Mais ce soir tout m'est revenu, la brume s'en est allée, et je peux me retourner et sourire à cette image jaunie de toi et moi.

Merci.
Tu m'as aimé de tout ton être aussi,
et je m'en souviens.


Cette nuit encore un peu, je t'appartiens.
Comme un dernier sourire...



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(han lala, c'est génial d'entendre quelqu'un rire comme ça! :) )


Woua-hou, je suis invitée pour la première fois chez quelqu'un à Paris, ça rigole plus! Samedi soir donc, crémaillère chez un apprenti réalisateur, qui se nomme Alex, porte des lunettes, est over-méga-gentil, fume des Lucky Strike comme moi, a voyagé tout partout et a sa vraie patrie à Tahiti (le salaud! :p). Je vais préparer comme il se doit un gâteau (je regarde des recettes là, j'hésite entre le bon vieux moelleux au chocolat que j'avais parfaitement réussi pour mes 20 ans-la-soirée-où-j'avais-trop-bu ou une charlotte. dilemme). Oh puis il joue de la guitare, ce qui accessoirement me l'a rendu encore plus sympathique... si un jour tu me lis Alex, tu es un mec cool! Bon, ça, c'est fait... (humhumhum). J'ai même réussi à appeler Pierre malgré mon abrutie de timidité, après 6 jours d'hésitation ça m'a pris comme ça sans réfléchir (tac tac bang bang pour citer Clémentine), ce qui a pour résultat de a) me rendre souriante b) augmenter puissance dix mon envie de lui parler / l'écouter de vive-voix, ha ha ha. C'est quand même fou, il fait parti de mon paysage naturel comme s'il avait toujours été planté là. Il faut dire que je ne m'étonne jamais de rien, je suis plutôt le genre d'être humain qui va se réjouir des choses qui lui tombent dessus. Puis tu avances, et ainsi de suite. Je suis une grosse optimiste, en fait :]. "If Pierre is Pierre, he's good"... See? I quote just for you little charming boy.

oOo

C'est aussi dur pour celui qui quitte que pour celui qui est laissé. Les deux doivent se séparer d'une partie d'eux-même qui n'était pas eux, mais qui s'était viscéralement fondue dans leur chair, comme un deuxième battement de coeur, comme un second souffle imperceptible; chacun repart mutilé avec une aile en moins dans le dos. C'est pour ça que j'ai volontairement été amnésique. J'avais oublié nos sensations. Aujourd'hui je suis en paix, et à nouveau tu es là, fantôme des Noëls Passés qui est cher à ma mémoire, ces Noëls qui signifiaient l'approche de ton anniversaire, celui de mon premier vertige quand tes doigts m'ont effleuré, ce dernier Noël où mon coeur s'est brisé en mille morceaux loin de toi. Chacun a fait des erreurs, mais à présent ce sont ces mêmes faux-pas que je chéris, car ce sont eux qui nous ont fait grandir: en me désaimant tu m'as rendu mes ailes, en te quittant je t'ai aimé plus que jamais, il fallait qu'il en soit ainsi pour que nous soyons libres. Les excuses? Mais pourquoi? Ne t'excuse pas de ce qui m'a fait avancer, la souffrance fait partie de l'ordre naturel des choses, et ce sont nous qui la choisissons. Oui, nous choisissons nos propres souffrances. Te souviens-tu de tes bras contre ma poitrine, blottis dans ton canapé, à regarder Totoro? T'embrasser c'était mourir en s'embrasant, encore et encore. Je prie pour que ta vie soit belle, et que mon souvenir te berce parfois quand tu te perds. Merci, Armand. Armand Armand Armand, ce n'est pas qu'un prénom, quand je le murmure je te fais cadeau de toi. Tu as été le premier à me voir en tant que femme, et toi, tu étais mien, mon homme. Maintenant juste Armand, homme du monde, qui a tout a vivre, pour lui. Les adieux n'en sont jamais vraiment un.


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# Posté le jeudi 07 août 2008 22:09

Modifié le dimanche 10 août 2008 13:04