Charlie The Unicorn

Charlie The Unicorn
Lundi: j'écris
Mardi: verdure
Mercredi: exposition & eva chan
Jeudi: fée-brile + jack + eva / alex
Vendredi: soirée avec la troupe
1 septembre: A Poitiers chez Mellie *-*
Début septembre: pierre pierre pierre
5 septembre: dépuceler l'appart de Li
8 septembre: premier jour à Artefact.


19h43 - j'ai le cerveau en va-va-cances.
Je viens d'écraser une énorme cendre récalcitrante avec un stylo en plastique rouge, qui bien sur a fondu en répandant une ignoble odeur de brûlé. Je me demande parfois si mes voisins d'en face m'épient quand je suis toute nue et si je ne suis pas un peu retardée. J'ai envie de danser.
J'ai posé mon Henry James pour mieux réfléchir. Pourquoi se fait-il que mon seul compagnon de bain senteur lilas soit un auteur décédé, et qu'est-ce-qui retient les individus de prendre a bath together comme au bon vieux temps, celui-là même qui nous a inspiré notre future soirée 90's avec Eva, où on dansait sur les G-Squad avec du mascara pour cheveux violet et où prendre un bain entre copains était aussi naturel que le départ d'Adel, qui devait bien partir un jour sans retour faute de visa? J'aimais bien, moi, faire des bulles de savon sous mes aisselles avec mon frère et Damien. Maintenant, les bains sont réservés aux couples et à la volupté, mais moi je dis: prenons des bains tous ensemble d'abord pour s'amuser, et si on en est capable, c'est seulement là qu'il est temps de songer qu'on est peut-être fait l'un pour l'autre, et qu'on peut laisser les bulles de côté.



21h11: PLAYLIST 90's NIGHT!
Je ne sais encore si la soirée se fera chez moi, il faut que j'en réfère à ma chère et tendre, mais créer cette playlist c'est d'enfer c'est clair c'est cool comme nous disions, j'ai l'impression d'avoir 10ans et ma jupe violette en polyester moulante aux vieux motifs chinois horrible que tout le monde avait... et c'est très, très revigorant. Le pied! Depuis combien de temps n'avez-vous pas écouté Vengaboys, Alice Deejay, Eiffel 65, Scatman, Corona, I like to mooove it mooove it, les World's Appart, All Saints, Larusso, Britney Spears (oui bon j'écoute toujours), La Vache, et même... La Macarena? Sacrément kiffant, c'est moi qui vous le dit. La bonne remontée de souvenir: "qu'est-ce que c'est que ce truc, Dub-I-Dub de Me&My? Oh putain c'est çaaaaa!", ou les trucs insondables que tu connais pourtant par coeur. Je pars chercher mes vieux posters de Philippe Adel et Franck, déco oblige. Et je crois que j'ai même gardé cette jupe finalement. J'avais eu une prémonition.

I WANNA MMMMH I.... WANNA MMMMH MMMHHH I!

Memo:
- La Sangria, parce que c'est le seul alcool maison qu'on nous autorisait (mais un verre seulement)
- Les Jeux Action ou Vérité & Le Jeu de la Bouteille
- Le Temps des Slows imposé par une fille qui voulait embrasser un garçon
- Le bon vieux Coca / Fanta et les Fraises Tagada


6 septembre: Exposition Valentino
6 septembre: Don Quichotte Opéra des Rues
7 septembre: Parc floral Classique au vert
12 septembre: Shearwater
28 septembre: Le salon du vintage
23 octobre: Amanda Palmer + Marie Darling
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# Posté le dimanche 24 août 2008 12:09

Modifié le jeudi 28 août 2008 17:19

Over lands and seas, there are ghost stories.

Over lands and seas, there are ghost stories.
SAMEDI 23 AOUT
21h59

*
LE JOUR OU JE SUIS NEE.

Acceptée à Artefact, acceptée à Artefact, acceptée...
Paris est non seulement mon coeur
Mais c'est aussi mon corps, maintenant.
Et je vais fêter ça dignement!

Lou James on stage.
Kirieh joyeuse.
ML en vie.

.


# Why so serious? #

J'ai encore du mal à ne pas croire que tout cela ne va pas s'évanouir: un seul coup de fil, et trois stations de métro après nous nous voyons; et hop que je te sers le Jus de Pomme Violette accompagné de ses Oreo White Chocolate :). C'est tellement et si facilement incroyable que je vais laisser mon côté russe s'exprimer pour moi d'une manière plus stylisée et sensible... Da Da Chouquette!


02h02
(armand: le solo de violon!)

La Belle et la Bête


L'émotion ultime. (c'est le plus beau couple Disney, d'toute façon)
Ca et la capture d'écran de The Draughtsman's Contract, je meurs. Pour citer Gabriel, "je suis vivant, je meurs." Pour en faire le défenseur, je vous conseille d'ailleurs le long métrage "Tsunami", personnellement je me suis bidonnée tout du long, deux mecs qui prennent un bain avec désinvolture il faut croire que ça a un haut pouvoir comique sur ma personne (et comme j'aimais déjà C'est Arrivé Près de Chez Vous...). Voilà.

# Posté le samedi 23 août 2008 15:13

Modifié le samedi 23 août 2008 20:29

Et il y a ces choses qui ne disparaissent jamais vraiment © insanekirieh

Et il y a ces choses qui ne disparaissent jamais vraiment © insanekirieh
Faiblesse / être aimée :: Faiblesse / l'être aimé
Faiblesse / l'être aimé :: Faiblesse / être aimée

. Petit bout tout vide
Parfois.


Patiemment, j'arrose cette faiblesse
Un jour, elle deviendra oeillet...
La solitude enfante son contraire
Pourvu qu'on en prenne soin
De son néant, marée paisible
S'enfle magiquement d'infinis possibles.

Ainsi est née Lou James, hors du temps de l'espace, ainsi il la trouvera, flanquée à ses côtés. Il suffit quelque fois de simplement
tourner la tête.
- bonjour, vous

* ERNESTO TOMASINI & OTHON - WHEN I LEAVE YOU *
the sky turns black / the sky turns blue
the stars are falling
the sea bleeds / the wind stops blowing
the moon is hidding_________________________je vous en prie écoutez ce chant
and cats are crying / when i'm with you_____le piano hurle brule / la voix palpite se consume
when i leave you_____________________________on se déchire de tant d'osmose
my feet are trembling
my mind is shuting / i wake up with you with eyes full of tears
the gods are dying when i leave you

Mlle Eva May Chan.
Cette musique est notre lettre d'amour; ton goût un macaron cassis Ladurée, tes silences une rose dans mon salon, ta folie un corps assis sur les toits parisien, ton monde des feuilles volantes, ta générosité une barrette Christian Dior, ta simplicité un thé aux pétales de cerisier, ton rire un Philippe Candeloro triple lootz j'me mets à pooooil, ton élégance une robe vieux rose retouchée. Le ringard fait le romantique hein (comment ça Philippe est ringard? Wild Wild West!) :]. Et voici ta beauté: when i'm with you


« Was it the way he smiles ? The way he moves ? The way his lips brush against each other when he says good evening ?
I don't know. But suddenly, I wanted to kiss him. So I did. »

( from you )


VOUS N'ÊTES PAS UNE PRESENCE, VOUS ÊTES UNE PERSONNE.
peu de gens pourraient me le dire sans mentir

# Posté le mercredi 20 août 2008 10:00

Modifié le mercredi 27 août 2008 20:54

Show and Tell: a boy, a girl, piece of shit. © insanekirieh

Show and Tell: a boy, a girl, piece of shit. © insanekirieh
Je viens de me rendre compte que j'ai oublié en rentrant sur Paris les deux trucs les plus importants: le câble de mon appareil photo, et celui de mon portable. Par contre, j'ai rapporté un vieux carnet de croquis, mon assiette en carton où se bousculent les mots de mes amis pour mes vingt ans, et mon recueil du photographe Saul Leiter. Je dois avoir un étrange sens des priorités; ça reflète bien ce que je suis en ce moment: tournée vers moi et mes héritages du passé, bon ou mauvais, que je démele patiemment. Je ne parle plus que par essentiels, le goût de l'inutile m'a quitté: ainsi vont mes mots à qui je veux donner.







à R.S

Tu disais en souriant
On n'aime pas fleur autant qu'on aime enfant
Cette tendre égalité troublait ton coeur courbé
Je n'ai su que répondre, faible et désorientée
A regard étranger miroir des vanités.
Assise sur mon parquet, vautrée sur mon passé
Je puis te dire ceci, avec moindre portée:
Peu importe l'objet, c'est la façon qui créée,
Renierais-tu, mon homme, qu'ici-bas tout est lié?
Une rose devient amie, l'inutile un obscène;
Du moment que l'on Aime....
Aimer est assez.

J'aime ou suis-je en amour?
Telle est l'unique question, de toute éternité,
Qui notre âme vient troubler.
Je suis amoureux n'est qu'élégant reflet
Où l'égo plait à voir et perd à espérer,
Où les peurs trop heureuses quittent leur manteau de cendres
Pour masquer de leurs doigts l'unique vérité:
Nous sommes seuls au monde, dès l'instant où l'on nait.
J'aime, point de discussions, ce fait avoué n'est pas à pardonner.
Il Est, juste et brillant, aveugle le méprisant,
Aimante le sans-chemin, ravi l'enfant divin.
Aimer est assez.

Point d'amis point d'ennemis,
J'ai le coeur trop étroit pour ces hôtes incongrus
Petits par la pensée mais prompt à ingérer
Et leur pauvre porteur et son âme diminuée.
Non, rien que des sens, des merveilles,
Des liens tissés de joies ou d'un rire vermeille.
Au jour d'éternité la vue sans fard accueille
Le présent du passé, ce vivant des mort-nés
Sur le seuil de nos portes il scrute sans impudence,
Le salon aux souvenirs et son flot d'expérience
Bibelots insoupçonnés, aux beautés révélées
Et dans nos yeux embués s'enfle une marée qui Sait.

Tout est lié te disais-je,
Et je te saurais gré de simplement y croire,
A ce mot tel qu'il est, et à son araignée.
Crois-tu qu'en son travail, patient et argenté,
Elle trie tous ces fils en des valeurs figées?
Le Bien, le Mal, voilent où il faut tisser.
Une histoire dans l'histoire
Ainsi va ton regard et tout ce que tu es.
Même tes silences hagards ne seront pas jetés,
Couplés parmi les autres, ils deviennent avisés.
Cela est exister, et c'est cela, aimer.
Aimer est assez.

Inutile de répondre, de te sentir lésé,
Là où moi je te donne c'est que j'y recevais;
Une caresse de tes doigts, un lit encore défait,
Rejoignent en épousés un vieux livre de lecture
Et une odeur d'été. Toi et moi le plus pur
C'est une somme d'instants, que l'on appelle amour;
Les sentiments ici ne pourront que troubler.
Quand l'un des deux comprend il subsiste un toujours
Et c'est celui-là même qui reçoit le Passé
Homme aux mille habits d'invisibles essentiels,
Parfois nommé Présent, parfois prenant tes traits.
T'aimer c'est remercier.


Lou James.
(pour ceux qui se demandent, c'est mon nom de plume)

# Posté le mercredi 20 août 2008 06:55

Modifié le mercredi 20 août 2008 12:55

Pas l'ombre d'un arrière-goût. © insanekirieh

Pas l'ombre d'un arrière-goût. © insanekirieh
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Assise sous le cèdre du Jardin des Plantes. Dans le métro, je tourne ma petite boîte à musique. Love me tender, love me true...

Tout en écrivant, je savoure les jeux de caméra de Rosemary's Baby (fascinant comme elle accompagne les psychologies des personnages, inquiète, tourbillonne). Plus Mia décline, et plus elle semble forte, muée d'une volonté intelligente. Et c'est la première fois que j'apprécie un visage féminin encadré de cheveux courts, à croire que cette coupe ne colle qu'avec peu de caractères et de physionomies :).

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- Alors, ces obsèques?
- Très émouvantes.
- Je m'suis acheté une chemise!


Polanski est cynique. Hé :]. Je n'aime pas vraiment la façon dont se termine le film. C'est assez terrible, quand on y pense: quelle fin aurais-je voulu voir? C'est après tout une maman, elle ne pouvait pas tuer son bébé, non, sans doute que non. Mais alors ils ont gagné, et ils ont raison. C'est une fin qui n'en est pas une, et c'est justement ça qui porte un coup. Le mal est partout, et, quand on choisit cette voie, l'horreur n'a pas de fond. D'où ce point de vue subjectif des plans, uniquement la vision de Rosemary constamment isolée, enfermée, obligée d'avancer suivant une direction que lui impose un mal sans visage qu'elle ne peut que ressentir. Un film mature, dont j'ai gardé pas mal de choses en mémoire au niveau technique, car les sensations sont bien là, amenées très justement et judicieusement par des plans travaillés et savamment construits. Bien bien :).


Ce matin.
Vous voyez cette scène dans Scrubs, où JD bouffe du beurre corporel à la mangue en écoutant Toto? (ça). Maintenant vous prenez la même chanson à fond, une voiture, ma mère Jeff et moi habillée en rambo avec un bandana-cravate enroulé autour des cheveux, et tout ça entrain de gueuler avec une danse que n'aurait pas renié Kamel Ouali: "I bless the rains down in africa, I bless the rains down in africa!" au pauvres automobilistes du quartier chinois. Quand je dis que j'ai une famille de sitcom, personne ne veut me croire. Et pourtant! Gonna take some time to do the things we never had OH YEAH!


Soir. Si je le marque ici, si je n'ai pas tout à fait disparu, elle saura qu'Elle c'est moi, et que mon coeur bat toujours autant face à la femme de porcelaine qu'elle est devenue. Jamais je n'ai pleuré doucement comme ce soir par manque de quelqu'un, par trop-plein de quelqu'un. Pour ça, il n'y aura toujours qu'elle, et pourtant nous sommes presque étrangères. Presque. Je n'ai pas besoin de voir pour aimer. Le mot me brûle les lèvres, jamais je ne dis je t'aime, mais il est là, et les lettres flottent. Etranglement & drôles de sanglots. La seule autre personne sur terre avec laquelle ma confiance peut dialoguer sans crainte m'a envoyé une musique cet après-midi, une valse parisienne... et les notes se confondent avec les mots que je voudrais lui offrir à elle, mais qui ne sait pas que tout est lié?
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# Posté le mercredi 13 août 2008 06:22

Modifié le mercredi 13 août 2008 13:38