Cure © insanekirieh

Cure © insanekirieh
The Ditty Bops - Bye Bye Love

C'est très facile de détester quelqu'un pour ce qu'il a et que nous n'avons pas. Reste là, accroche moi, remplis moi, arrête ça. Jamais. Ma façon de fuir ce musée des horreurs, c'est la froideur. Je ne ressens rien (je voudrais ne rien...), je n'attends rien. Je triche. Je me contente de rester allongée les bras croisés sous la nuque sur ma feuille blanche, je suis ma propre tâche d'encre sans un souffle sans un bruit. Oh oui, c'est en ça que je t'affirmais que je ne sais pas aimer. Et après je viens dire que je ne comprends pas ces garçons auxquels je m'attache contre toute logique? Mais si, mais si. Je comprends très bien. Eux, c'est moi. La vue en moins.



_ ' + Ces hommes que j'ai de toutes mes forces essayé de ranimer, n'était-ce pas ma propre image?
_ ' + Pourquoi cette obsession de l'amour en toute chose, alors qu'à chaque vérité son contraire, et si
_ ' + amour il y a, chaos existe aussi? En fait j'ai une tendance quasi automatique à choisir mon anti-thèse
_ ' + miroir, et puisque je sais qu'il n'est cet être pur que ma vie réclame, j'essaie de toutes mes forces de
_ ' + le changer, de façonner le garçon élu pour qu'il y ressemble; grotesque parodie recousue du prince
_ ' + charmant, sur lequel je projette ensuite mon amour gluant et sans sentiments aucun. A la façon de
_ ' + May dans le film du même nom; parfois le garçon y perd sa propre identité, parfois il s'enfuit et joue
_ ' + de ma faiblesse, mais cet être c'est moi qui l'ai semé, et je le récolte toujours. Vous remarquez
_ ' + combien le je est présent dans ma relation à l'autre? Comme si je dominais tout, ce qui est
_ ' + effectivement le cas. Et dieu sait (ou quelqu'un d'autre d'ailleurs) que je ne me complais pas dans
_ ' + cette position; bien sur avant j'évitais ainsi la confrontation en choisissant toujours moins éclairé que
_ ' + moi, cependant à présent à l'inverse j'aimerais converser avec des âmes plus instruites que moi,
_ ' + pour apprendre et lâcher prise.

J'ai peur de cette partie de moi que je tente de dissimuler, parce que ça signifie la mort. Ca peut être surmontable, pourtant. Mais je ne m'y risque pas, aucune parcelle d'aucun membre ne dépasse de mon radeau blanc voguant sur ce noir infini: plonges-y, bon sang! Achève ton égo, achève ton existence même, achève cette quête que tu as commencé.

Peut-être aussi me tuerai-je pour avoir libéré. Celui qui plonge est seul, sa descente est intime.
Si la réunion de deux âmes est mon aboutissement, et la liberté ma voie, je ne puis finir qu'écartelée, car celui que j'aimerais aura pour voie cette même liberté exclusive, cette dissolution du moi dans un monde que je ne pourrais jamais voir à travers ses yeux, car il n'en aura pas besoin. En voulant tout de lui, en le libérant de moi, je n'aurais connu qu'une seconde d'éternité avant de devenir cendres, c'est certainement bien assez. Je ne fais pas encore confiance au point de croire qu'un autre plongera avec moi, que sa liberté résidera justement dans cet ultime choix: toi + moi. Se serrer la main, et sauter. Concilier tendrement être libre de tout et s'aimer plus que tout. Oui, c'est bien la fin de Bonnie and Clyde, mais je ne veux pas y croire, car y croire signifierait passer ma vie loin de l'inutile dans une solitude plus vaste et plus vraie que tout. Pourtant en y mettant des mots je fais exister, et j'ai déjà cette foi. Je peux bien le dire... J'ai tellement, tellement peur de mourir sans t'avoir connu. D'aller dans cette finalité qui n'a plus de sens à mon essence si l'amour n'en fait pas partie. L'inconnu ne m'inquiète pas. Non, c'est de glisser dans l'accompli sans avoir été complète. De mourir sans toi.


Pourquoi est-ce que je continue de protéger les autres? Ce n'est pas moi qui ne sais aimer, finalement. C'est vous, qui avez peur, n'êtes pas à votre propre hauteur; ou bien encore êtes vous de ceux qui sont chaos plutôt qu'amour. Je ne devrais ni vous haïr, ni mentir pour vous, c'est ainsi. Outre le fait plaisant d'être aimée en tant que femme, je voudrais être aimée en tant que Libertée (hé oui, au féminin); il n'y aurait de plus grande plénitude à mon coeur que d'être la muse de celui que j'aime, de celui qui serait pour moi Le Monde. Voyez, il me reste du chemin à parcourir avant que nous puissions nous trouver :]. Dire bonjour au sage qui ne confond pas. Confondre les choses, ça excuse l'égoïsme. Je peux comprendre, mais ne venez pas m'imposer votre cécité comme réponse à mon regard. Passez votre chemin, je n'ai rien de commun: je suis humain.

Tâche d'encre à la dérive sur un néant océan. Immobile et songeuse.

# Posté le mardi 02 septembre 2008 14:28

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 14:35

I'm a vintage princess

I'm a vintage princess
Audrey Hepburn - Moon River

° Oh, dream maker, you heart breaker,
Wherever you're going I'm going your way

_______________°

:: Mon compte en banque se tord dans d'atroces souffrances, ha ha ha. Je suis despotique. Call me "Madam!". Ce qui me fait penser que j'irais bien faire un tour au club privé du même nom, même si c'est aux antipodes de ma simplicité avec ses Madonna & compagnie en photos hypes genre je m'éclate à fond les ballons, ne serait-ce que pour le rose aux murs :).

:: Ca faisait dix mille ans que je n'avais mangé des sushis. La preuve, j'ai mis mes cendres dans le ramequin destiné à recevoir les sauces. La tête du serveur! Il n'y a que moi pour faire ça, et le pire c'est que je suis la première à rire de moi même avec complaisance :].

:: J'ai vaguement le blues, mais je sais que c'est par peur de ce qui ne m'attend pas... j'ai la trouille du rien du tout, comme beaucoup. Alors pour moi, pour elle, je croque des robes à partir de la mine d'or que sont les Officiel de la Mode de 1920 - 1930. Oh et: La journée de rentrée aura lieu le lundi 8 septembre à 14h30. Profitez bien de vos derniers jours de vacances! L'équipe Artefact. Autrement dit, on va vous en mettre plein la poire à coup d'impro et de scènes dramatiques, petits coquins! Hâte.

# Posté le mardi 02 septembre 2008 09:49

Modifié le mardi 02 septembre 2008 12:35

Be my man



*

Si la vidéo se nomme Sorry ce n'est pas pour rien, vidéo de portable enregistrée un jour de coup de blues, qui dénonce une inexistante faute de bon goût en me faisant d'énormes lèvres alors que le rouge à lèvre était un peu plus estompé à l'origine, j'impute cette incartade esthétique à la résolution douteuse de mon téléphone. Non-coupable! Mais depuis longtemps on voulait entendre ma voix, alors au risque de vous laisser pantois (mon défi est de caser ce mot dans toutes mes conversations), voilà :).


*

Un deuxième thème pour mon court-métrage.
Niaaa. Je retourne voir The Dark Knight (en VO bien sur) jeudi après-midi avec Pierre, demain matin visite d'un 45m², pourvu que ce soit le bon, ça arrangerait ma vie comme dans Mary Poppins. Si tout pouvait être aussi facile que de croire qu'une cheminée se ramone toute seule quand on chante comme un con Chem Cheminée chem cheminée... je suis le ramoneur plein d'espoir, maqué si! Je ne tiens plus en place en vrai, vous vous rendez compte, lundi prochain je me rends à Artefact! Une nouvelle troupe, de nouveaux moments, une teinte différente. C'est exact, nous ne savons jamais de quoi l'avenir sera fait, et c'est ce côté mystérieux qui me porte plus qu'il ne m'angoisse: je connais des gens, je rencontre des gens, je lie ces gens. Tout est simple. Mais ces moments de l'année passée resteront gravés en moi, pas un jour sans que je n'ai été joyeuse, curieuse, aimante, aimée, enthousiaste, heureuse. Oh non, je n'ai pas de regrets, je me sens plante qui pousse et se livre au soleil, et devrais-je oublier le terreau qui m'aide à grandir sous prétexte que je fixe le ciel? Non, voyons.


*

Je voulais l'écrire et puis j'ai oublié, ou Kirieh et les aléas de la mémoire, mais la photo deux articles en dessous a une histoire, elle m'est chère car c'est un de ces moments dijonnais dont je me souviendrai toujours, si infime soit-il (et dieu que j'aime Nick Cave, mais je digresse là). Je me promenais tard le soir sous la pluie, avec mon appareil photo, je trainais ma douce curiosité sur les pavés; et ce balcon m'a littéralement explosé aux yeux. Il m'a dit tout d'abord bonsoir, puis s'est mis à me raconter tout un conte fait de gouttes glissantes sur deux épidermes enfuis, a corrigé une vision trop étroite de Roméo and Juliet que j'avais jusqu'alors. C'est lors de cette balade nocturne que j'ai compris au plus profond que j'étais seule au monde, mais que j'avais le monde pour moi. C'est comme soudain voir sa vue s'élargir, ses peurs s'envoler aux étoiles et aux scandales, s'oublier dans le flot de ce qui est. Morts sommes nous au plus vivant de notre écho. La plénitude ne se dessine que d'encre néant, de papier vierge et de caractères mouvants; ils sont imprimés sur ma peau, cette carte engloutie, et celui qui saura les déchiffrer du bout de ses baisers mangera un bord d'éternité. Ma barque voguera sur ton histoire.


"Il suffit de l'excité encore plus pour qu'il devient tout dur."
J'aime les sites sur la sexualité pour les jeunes.


RECHERCHE ACTIVE D'APPARTEMENTS SUR PARIS.
(tadada)

# Posté le lundi 01 septembre 2008 08:06

Modifié le lundi 01 septembre 2008 17:21

Rag-time © insanekirieh

Rag-time © insanekirieh
Flemme.
Photo flash + tête pas fraîche. Roh après tout, on est humain, hein :).

Tout d'abord:
. Pierre, je voudrais te hurler que je t'aime, là, te prendre dans mes bras et danser sur Ruth Etting, boire ce fameux Pol-Rémy assis sur les toits de Paris, ou tout autre invention invraisemblable et excentrique pour exprimer ma joie de vivre et la tienne. Ce garçon m'a laissé le plus ravissant des messages que votre répondeur pourrait jamais entendre, et je souhaite que quelqu'un vous dise ce qu'il m'a dit un jour, assis sur un banc à 314km de moi.


JEUDI 28 AOUT: Pol-Rémy (la star de la soirée)
. J'ai vu Fée-brile! Et Jack B., et Célia, et l'indétrônable Eva Chan... bon, je reste assez timide, mais je suis très, très, très heureuse, on aurait presque dit qu'on se connaissait depuis quelques temps alors que oui mais non, seulement du net. Les miracles de la technologie :). Instants volés sur Lovanimatic, comme d'habitude... La plupart des clichés ont été pris au Sarah Bernhardt, le café de Châtelet. Eva à ma gauche, Isa à ma droite, Jack et Célia devant moi, je n'ai pas failli à notre tradition chevaleresque qui est de manger chaque fois que nous nous voyons, ma tendre et moi. Donc crêpe choco-coco et thé, comme il se doit. Les friperies n'ont pas donné grand-chose, vu le peu d'argent qu'il me reste ce n'est pas je crois une grande catastrophe humhum; l'apothéose de la soirée restant le moment où j'ai enfin pu enlever mes talons qui me faisaient souffrir le martyr et boire joyeusement le Pol-Rémy à la pêche dans un magnifique petit verre chez mon aimée (que de galanterie bien t'as vu?) avec les filles, bientôt rejointes par David, l'homme de la situation (je trouve cette phrase d'un classe mortel). Ca m'a fait tout mougnougnou dans le coeur, cette petite réunion quasi-improvisée de nanas qui se suivent les unes les autres depuis un petit moment :). Je nous souhaite de nous revoir bien vite.


VENDREDI 29 AOUT: Devine qui je suis?
. Sorte de pendaison de crémaillère avec les membres de ma troupe de théâtre de l'année passée (le temps file vite vite vite) pour inaugurer la maison de campagne de ma mère et Jeff. A peine arrivés, le traditionnel cigare / cognac était de rigueur, excepté que n'ayant pas cet alcool sous la main, ce fut cigare / whisky / mini-pizza. C'est assez drôle de nous voir essayer pour la plupart pour la première fois ce mastodonte des roulées, ça vaut le coup d'oeil haha :] (hop sur lovanimatic également). J'aime beaucoup ce genre de soirées. Simples, calmes et enjouées, où les filles vont peler des pommes pour la tarte tandis que les garçons s'occupent du barbecue pour ne pas bousculer la vieille tradition des sexes, où la discussion dérive philosophie autour d'un verre et d'un repas entrecoupée d'éclats de rire de part et d'autre, et puis le fameux jeu improvisé, cette fois ci le jeu Toi tu Mimes ce que je t'ai Chuchoté et les Autres Devinent, qui nous a tenu en haleine pendant presque 3h, avec d'énormes fous rires (Violaine qui fait le T-rex, Clem mimant Romaric ou Nico le métro en se tapant le cul pour nous faire comprendre qu'il parle de l'arrière-train sont autant d'instants devenus mythiques!). Petit-déjeuner au soleil le matin, miam.

"- Alors, le thème!
*je mime une télé*
- La télé!
* je mime une gamine avec des couettes*
- Les dessins animés!
* je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir faire pour mimer cette connerie*
- LES CITES D'OR!"


Putain o_o. Merci Clémentine et notre connexion mentale à toute épreuve, hein ^^.



SAMEDI 30 AOUT: Free
. Installé à 1, 2, 3, 4 sur le matelas gonflable, on regarde Out of Africa de Sydney Pollack, en famille. J'ai retenu une phrase, durant le making-off: "Il évolue spirituellement en trois-dimension". Pour une fois que le corps et l'esprit sont réunis aussi justement, ça m'a surprise. Je garde ça dans un coin de ma tête, tout comme cette sensation pénétrante qui m'a saisi sans prévenir au milieu du film, celle d'un corps tout tendu vers un autre, comme quand vous avez un petit ami depuis longtemps et que vous pressentez qu'il va vous prendre dans ses bras avec simplicité. Ce n'était pas un caprice, ni une nostalgie, ni un sentiment fantôme, c'était vraiment là, et c'est reparti comme c'est venu. J'avais oublié que ça existait :).

# Posté le dimanche 31 août 2008 18:23

Modifié le dimanche 31 août 2008 21:21

Non-dit © insanekirieh

Dans la salle de bal, le vide lâche mon bras,
Les lumières se taisent, l'espace retient son souffle:
Un écho.
Peu importe d'où tu viens, où tes pas me quitteront,
Tu es ici comme tu repartiras.
Valsons.

*


Je suis fiancée.
Je porte la fine alliance d'or de mon arrière-grand-mère à l'anulaire, je regarde mes mains, des mains de femme. L'ennui, c'est que je ne sais pas encore avec qui.

*

Portes-tu toi aussi déjà notre confiance à ton doigt?
Lèves-tu les yeux lorsque le ciel parle, m'attends-tu le sourire aux lèvres?
Moi, je t'aime déjà.
Je te trouverai.


Quelque chose gonfle dans ma poitrine, enfle, enfle, enfle... comme prendre une grande inspiration, dans un ciel clair et chaud, avant de faire un premier pas confiant en avant. En rentrant du Sacré-Coeur, je marchais le regard fixé devant moi, avec l'impression de sentir l'air se déplacer autour de mon être comme pour saluer mon passage; je ne déviais pas, j'avançais. C'est comme ça que je l'attends. Car il n'est pas derrière moi, trainé comme un poids déjà mort, il ne viendra ni de droite, ni de gauche au point que je doive m'arrêter dans mon chemin. Non, je sais, je sens, qu'il est loin devant moi, et que la seule façon d'aimer ce demi-inconnu est d'avancer toujours plus vite, toujours plus férocement, avec un rire qui gronde dans la poitrine, les yeux levés au ciel pour prendre la beauté, les pieds furieusement en vie. Et lui de penser que je suis aussi devant, ou quelque part, tant que je n'ai pas à le faire s'arrêter, et que nous nous rejoignions dans notre course d'une façon naturelle, sans s'étonner d'avoir la même foulée, le même regard, et le même serein appétit de continuer. Un jour sûrement m'assoirais-je, emplie de tout et n'ayant plus nul désir que celui d'être, là, mais pas avant de t'avoir rencontré, et d'avoir été au bout de ce chemin.


02h18: Je n'en reviens toujours pas d'être là avec toi, à me dire qu'un jour tout cela me sera parfaitement naturel, mais je ne pense pas me lasser de ce qui doit être. Mlle Eva Chan est tellement jolie! Sa beauté secrète me remplie de joie, en ce sens que je suis la seule à la connaitre... personne d'autre que moi ne voit Eva comme moi je vois Eva, et cela me ravit. Il ne m'en faut pas plus. A l'expo Annie Leibovitz, nous avons fait la rencontre de la quintessence du sexy, et puis, en compagnie de Jack L. (que je me plais à nommer Luce, j'espère qu'elle ne m'en veut pas!), sommes parties manger notre glace en haut du Sacré-Coeur. Tout se trouvait merveilleusement bien là où ça devait être. Eva et son porte-cigarette, la musique foireuse de Joachim (auquel nous sommes allées demander un autographe sur la poitrine... il s'appelait Mario en vérité ce qui est décevant, mais j'ai persisté pour qu'il signe Joachim), tout. ... :].

Non-dit © insanekirieh
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 25 août 2008 12:01

Modifié le jeudi 28 août 2008 17:19