Forever us.


I miss him.

Je pars très certainement à Portland en juillet le rejoindre, et il revient en Juin... blah.

*
Forever us.

# Posté le samedi 16 mai 2009 09:53

Modifié le mercredi 27 mai 2009 14:52

I'm Lucky Lou.

I'm Lucky Lou.
. Myspace: |lucky lou|
. Facebook Fan Page: |lucky lou|

Je ne suis plus ici, parce que je me transforme, je deviens autre chose. Quelque chose qui offre, quelque chose qui créé. Si vous croyez toujours en moi, tant mieux. En un an, je suis devenue l'artiste que je rêvais auparavant d'être. Je rencontre des gens que je rêvais de rencontrer. Et peut-être notre prochaine entrevue se fera t-elle dans une salle de concert, sur une scène...


Lou.

Kirieh, avant.


Pendant des années, j'ai écrit ici, vous m'avez vu m'interroger, vivre, tomber, rire, pleurer, aimer, grandir. Grâce à vous j'ai gagné le prix de la photographie à Romans, grâce à ce blog j'ai rencontré mes meilleures amies avec qui je vis ma vie parisienne de nuits blanches, de concerts, de stupidités, Eva May Chan, Alma alias Bobby, Pia, Li, Jack B., Twi (à venir, je dois la convertir à Zac Efron avant), grâce à vous j'ai gardé ce goût d'écrire, j'ai dépassé l'égo et le regard des autres, je me suis sentie entourée quand j'étais seule. Grâce à vous, peut-être, pourrais-je un jour faire des concerts, venir vous parler après chaque représentation, faire le tour de France puis pourquoi pas le tour du monde, je pourrais rencontrer ces gens fous, ces personnes spéciales. J'y crois. Merci mille fois, merci mille et encore mille et encore mille fois.

Je vais tout faire pour que ça se réalise.


. Un homme dans le métro prend place à côté de moi. Il sort un Rubik's Cube de son sac, et aussi rapidement que je rends les billets au Nouveau Casino le termine, chaque face une couleur. Je le regarde re-mélanger son cube, puis de nouveau le résoudre en trente secondes. Amusée, je lui souris; il fait de même, et me dit: "tu veux que je t'explique comment ça marche?". Nous passons les 10 arrêts suivant à jouer au Rubik's Cube, sans que je puisse faire mieux que de réussir à obtenir une surface entièrement rouge.

. Dans la rue, un homme en costume noir soulève une fille comme un sac, la jette sur son épaule pendant qu'elle rit et murmure "Je t'aime" à ses cheveux: il portait le même parfum qu'un ex. Bon moi on ne me porte jamais encore moins avec amour (et là je suis de mauvaise foi, on l'a fait une fois sous la pluie), mais c'était un étrange décalage.

. La sensation déchirante de voir naître un enfant difforme quand une de mes musiques ne se termine pas comme je l'aurais voulu. Je pense que la plupart des gens ne comprendront pas pourquoi je suis restée 10mn à la fenêtre ma cigarette tremblant au bout de mes doigts avant de réussir à me reprendre et à dire: ok, on refait tout. Je suis plus liée à ce que je créé qu'à n'importe quoi d'autre.

. La façon qu'il avait de partager une cigarette pour deux, toujours, après l'amour.

. Depuis 3 mois j'ai des crises hormonales de fou rire & de larmes, tellement stupides que j'en ris encore plus (pleure encore plus)... devient-on cinglé après un chagrin d'amour? encore pire: si je tombe un jour enceinte, est-ce que ça sera pareil? Non parce que quand même. Je pleure parce que je vois un papillon, je rigole toute seule et ne me souviens même plus pourquoi, c'est indécent.

. J'ai fait du tourniquet avec David à 8h du matin, après ma nuit de travail et une recherche d'une heure de cigarettes dans tout le 11ème (oh et un croissant à l'huile)... voir un homme très bien vêtu et une fille coiffée d'un melon tourner au ralenti (mais nous allions super vite, en vrai) a certainement traumatisé la grosse chinoise du parc (raison pour laquelle elle mangeait des chips à 8h du matin). Nous avons regardé les Barbapapa, aussi. Assez décadent pour que j'ai un fou rire après le troisième "Barbatrrrruc!" prononcé.

. Pour la première fois, quelqu'un m'a demandé d'où me venait ma tâche estompée au dessus de la lèvre. "C'est une tâche de naissance, et...". "C'est ce qui fait ton charme, tu sais". Ma gorge s'est nouée sans que je m'y attende. Tu étais gentil, mais tu n'étais pas la personne qui aurait du me dire ça. Ces garçons, avec qui j'ai passé du temps, contre qui je m'endormais, que j'aimais, ce sont eux qui auraient du me poser la question. Trouvaient-ils ça moche? Mignon? L'ont-ils seulement remarqué? J'avais oublié cette tâche avec l'habitude mais soudain, j'ai eu besoin d'être rassurée, que quelqu'un l'embrasse en me disant qu'il l'aimait, la voit, me voit. "Pourquoi personne ne m'aime?". C'est un cri enfantin qui a explosé comme une bulle dans mon cerveau, alors que je passe mon temps à lutter contre ces questions geignardes. Parfois, quelqu'un vous tue sans le savoir, en étant gentil.

. J'ai reçu un mail de Saycet ( http://www.myspace.com/saycet ) me disant qu'il avait apprécié ma musique, tombé sur ma page Myspace lors d'une errance nocturne. Joie secrète. (finalement plusieurs, nous discutons un peu)

. Marie-Laure: oui, je me demande bien pourquoi, à défaut d'être aimée, aucun garçon n'a envie de rester mon ami.
Armand: peut-être parce que je suis plus homme que garçon après tout

# Posté le dimanche 26 avril 2009 20:08

Modifié le lundi 04 mai 2009 23:13

Don't forget to post-it.

28/II/2009. 03:07

Je profite d'un court instant de r
épit dans cet environnement hostile pour vous adresser ce message de détresse : Marie-Laure et moi sommes retenues prisonnières du Jumanji. Grâce à une ficelle de saucisson restée dans ma poche et une boîte de conserve, j'ai réussi à bricoler une connexion internet mais Dieu sait combien de temps elle durera. Ici, les choses sont dénuées de tout sens logique et on raconte même qu'un jour, un prisonnier du Jumanji a eu le malheur de vouloir dormir la nuit ; lorsqu'il ouvrit les yeux, il eut à peine le temps de voir Robin Williams nu surgir de nulle part qu'il était déjà en train d'agoniser dans d'atroces souffrances, un flacon de Fébrèze coincé dans l'orifice. En dépit de tout cela, le campement s'organise même si nous devons encore faire face à des phénomènes inexpliqués tels que le suicide d'Harmonium, les bouilloires qui parlent ou les portefeuilles volatiles. Il nous arrive, lorsque nous décidons d'aller chasser le pain suisse sauvage au petit matin enroulées dans des couvertures, de croiser le chemin d'Howard au volant d'un de ses nombreux vans et de l'entendre crier en s'éloignant "c'est mon idééééeeeeeeee". Phénomène inexpliqué, encore une fois. Ceci étant, nous avons tout de même pu faire la connaissance d'autres compagnons d'infortune tels que Jacky et Francky, cinéastes amateurs du Sacré-Coeur, Abdul, taliban reconverti et Brigi, homosexuel à stades évolutifs, qui a finalement rejoint notre campement après avoir fait un 5 au Jumanji. La nuit, le campement se transforme en véritable messe décadente. On peut entendre chanter au clair de lune, le petit petit Globule Amusions qui réclame des baies au son des tam tam et au rythme des claquements fessiers du roumain Amido. Les hommes dévalent les plaines, nus, avec pour seule pudeur un coussin sur les parties, Brigi danse sa peine maximum sur des clavecins, implorant Louis XVI, et au summum du rite, David Bowie se voit donner l'offrande au Flatuloire. Si on prend la peine d'écarter deux feuilles de bananiers, on peut même apercevoir une tête téléscopique à lunettes, venue récupérer l'un des siens, prisonnier depuis trop longtemps. Et au couronnement, les plus malchanceux d'entre nous mutent en Will Smith ou voient leurs mains moisir après avoir mangé des Pine Green avariés à l'Etoile Ornano. Lorsque vient le moment de dormir, Papa Bilal vient faire un big up à ses loulous avant d'aller désoler le monde sur Facebook et télécharger de la coke (http://www.bilalpartagesesgains.com/coke.zip). Le matin, les corps s'apaisent, les mites sortent du placard et s'oublient dans des litres de sauce crudités en désignant celui qui aujourd'hui, ira chasser le pain suisse.

C'était q
uand même bien les vacances.
Eva, ou ce qu'il en reste.


Don't forget to post-it.

# Posté le samedi 28 février 2009 10:29

Modifié le samedi 28 février 2009 11:12

Hey zombies I'm the Ghost Poker!

Hey zombies I'm the Ghost Poker!
JE NE SUIS PAS MORTE brutalement, je suis juste une parisienne compositrice sans le net et avec un Facebook (on n'avoue jamais être complètement accro à Facebook, mais on s'arrange toujours pour trouver un réseau Wifi pour ça). Et j'aurais tellement de choses à raconter, entre ma musique, mon voyage en Irlande, les personnes merveilleuses qui m'entourent dont Eva qui squatte mon appart, ma propre évolution, le film Ghost World, une soirée au bar avec Coming Soon et un futur mari (le whisky ça aide), les kebabs qu'on va chercher enroulées dans des couettes à 1h du matin, mon second voyage à Poitiers chez Mellie. Plus, en fait.










Se laisser illustrer par l'aube au Sacré-Coeur. Ce n'est pas un acte en soi, de se pencher sur la balustrade de Paris, mais mon âme s'est remplie de "La seule chose qui compte c'est l'instant" marqué sur une guitare sans cordes "Pour que chaque jour compte" disait Jack Dawson quand j'étais petite. On a fait visiter les alentours à un cadre Coréen en première visite parisienne, un directeur d'agence. "Can I keep it?". J'ai gardé sa carte de visite dans ma poche. J'ai croisé le regard électrique d'un homme en veston et baskets qui lisait un livre en marchant. "Regarde cette petite porte, je me demande sur quoi elle donne?" ... "Il t'a brûlé des yeux" "Suivons le!". Il habite au 3 rue de L'écuyer. Je vais retourner laisser un post-it à l'homme aux yeux mangés de bleu. "32" "34". Et s'il avait 33 ans, l'âge du Christ? J'ai été aimée par un messie autrefois, je lui avais tenu la main lui allongé les pieds dans l'eau moi jouant sur son visage avec une branche d'arbre. Le soleil s'est levé sur le Sacré-Coeur. Le dessin de la Coréenne en basket s'est arraché des lignes de son carnet. Vivante. Et si moi aussi je ressuscitais?


"Combien de temps sans avoir rencontré une belle fille?" "Tu veux dire, une fille qui sait sourire avec ses yeux?" "Oui" "Combien de temps passe t-on sans se sourire à soi?". La question que j'ai bu. Il y avait cet homme, assis sur les marches. "Tu vois, c'est de ces êtres là dont je devrais tomber amoureuse. Le reste c'est vanité, apparences, projection. Lui, là, il est assis là, tout seul, il est venu se gonfler de vie. Il existe en dehors de moi. Pourtant nous sommes venus faire la même chose silencieuse, on se recueille devant l'oiseau endormi en haut du lampadaire, comme ça. Parce que le monde est beau". Mon frère sourit. Agrippés aux barreaux de la palissade, on a regardé Paris s'éveiller paresseusement autour de la Tour Eiffel.

Procrastination.
C'est pour les aveugles.

# Posté le dimanche 15 février 2009 04:45

Modifié le jeudi 19 février 2009 06:29

I wanna drink a Merry-Whisky with you.

I wanna drink a Merry-Whisky with you.
Daniel Johnston - Honey, I sure miss you

{ I wanna drink a Merry-Whisky with you }


Honey, I sure miss you,
And I long to kiss you
And I miss you so much.
Your loving touch
Brought out the best in me.
Can you bring it back to me?
Cause I love you so much.

Your loving touch.
Every time I think about you
Love comes down.
But your still not around.




Road Trip
Mellie (aka LA mayleemouse) est venue à Paris. Nous nous sommes donc rencontrées après 3 ans d'attente, 287 nuits blanches ensembles, 1 vidéo de Britney Spears home-made, 68 fous rires, 321 binious et 402 snip. "Je porte une écharpe rose!" devant le centre Pompidou, écharpe rose, écharpe rose, écharpe rose mes fesses! Petit café écoliers de Lu de plus tard, nous voilà dans le Louvre avec sa classe des Beaux-Arts, avec l'accueil ultra-chaleureux de sa prof: "Qu'est-ce que c'est que ça?" à mon attention (j'ai donc eu droit à une visite gratuite du Louvre grâce à une Sarah absente que je remercie). Interlude muffins et hot chocolate. Au moment de la séparation, on prolonge on prolonge, et campées devant le bus elle me regarde avec ses grands yeux, et me dis: "Viens!". Problème, je n'ai que mon sac à main, et pas de quoi enlever mes lentilles. Problème résolu, une amie à elle me prête de quoi enlever mes lentilles. Je monte dans le bus en fraude (passant totalement inaperçue, en fait): partie pour Poitiers!

(oui)

J'ai donc passé 4 jours là-bas. 4 jours... mise en situation: "ha mais t'es une grosse pouf toi en fait!". Ca, c'était Mapi, sa future coloc. "Ha mais t'es gay toi avec ton slip blanc, en fait!" et ça, c'était à l'intention de son mec (blond). Comparé à l'ambiance de mon chez-moi, tout était tellement... tellement shivers et cow-boy que j'en avais les larmes aux yeux (même si je le cachais bien). Son petit-chez elle est niché en plein coeur de Poitiers, avec une petite mezzanine dans laquelle c'est un pur bonheur de geeker et de boire du chocolat chaud-chantilly tous ensemble entassés. Les gens viennent, partent, fument, rient, dorment à pas d'heure, font des milk-shake, s'insultent sur Facebook, rotent, rient, se vannent, se câlinent. C'était si vivant. Depuis un bon bout de temps je n'avais pas eu des fous rires comme celui qui m'a pris au restaurant chinois dégueulasse, et Mellie... ah, je savais que Mellie était Mellie avant même de l'avoir rencontrée, mes intuitions me trompent rarement :]. Mes 4 jours avec eux furent un vrai bonheur.

J'ai en plus eu l'occasion de revoir ma cousine Julie qui habite là-bas (mais pas celui de faire Kamel Ouali et les robots au Futuroscope), de voir son chez-elle, de boire du whisky, de fumer un paquet en une soirée, de courir toute... non rien. On avait dit qu'on gardait ça secret (sauf pour nos petits enfants, quand on sera vieilles).


Vendredi 26 Décembre 2008 - 03h33
J'ai eu beaucoup d'amants parisiens en quelques mois, d'amour rêvé, projeté, de corps légers, mais là, c'est différent. Je ne tomberai pas de haut, parce que je ne vole pas (voler les coeurs, voler les larmes), je vis. Tous mes proches commencent à connaitre son identité sauf vous, pardonnez-moi mais c'est chasse gardée jalousement par Lucky Lou :) (moi qui suis pas un poil jalouse, faites moi rire! c'est pas moi c'est elle). Timidement je l'attends.


Lundi 15 Décembre - 03h33 (again)
Mon clavier est plein de vin, première averse quand mon pied flanchant est entré en contact avec la bouteille que je descendais toute seule en écoutant Al Jolson (aah, Sweet Sixteen...), deuxième quand un de mes bras, ou le sien, est venu se perdre sur les flûtes posées près du lit. Mon père dans une lettre me disant qu'au même âge que le mien, il écoutait Canned Heat seul dans sa chambre parisienne. Saisis tes rêves et matérialise les. Qu'est-ce qui me fait vibrer, au juste, papa? Je passe mon inaction à fuir la réponse. Pour m'égarer au bout de ma cigarette. Je voudrais, je voudrais... Me sentir vivante. J'ai remarqué qu'on passe beaucoup de son temps enfermé dans sa boîte crânienne, à oublier lentement notre lien corporel avec ce qui nous entoure. "Je VOIS de nouveau!". Révélation ad eternam, qui va et s'enfuit, et dont j'aimerais prolonger le bail pour un temps, bien que je n'y arrive pas encore. Que veux-je? Lou, tu fais quoi là? Moi, ne jamais rester au même endroit. Cours ma belle, cours, cours, que personne ne m'attrape. Et si quelqu'un se prend au jeu et rit plus vite que moi, nous irons braquer des banques à coups d'envies chargées, ces balles inépuisables. Range moi dans ton album aux curiosités chéri, dans ce coin plié, tâché, froissé des souvenirs trop manipulés, ressortis les soirs de froid ou de déprime. Je veux faire partie du plus beau, du bouquet final, ou alors laisse moi passer mon chemin si tu ne prends plus d'instantanés depuis longtemps, que ton objectif prend la poussière. Que tes passions s'émièttent. Ca s'explique pas, ça se créée.

Polaroïds dans mon salon.

Recevoir un appel à 5h47 du matin de la seule autre personne qui ne dort jamais. Un sms. On va bouffer le monde. Oh fais le pour moi un peu, comme elle est partie en translation directement de mon appart à l'aréoport Irlandais, la prochaine fois c'est toi qu'on verra sur la webcam du campus Californien, traverser la pelouse en riant sous le soleil de là-bas.

Quand il m'a embrassé et que je tremblais, tremblais, tremblais dans un tee-shirt emprunté pour la nuit, un quitte-ou-double qui s'efface en même temps que les vêtements tombent sur le sol, serais-je encore vivante après, ou pas? Tu mets cette question au bout de tes lèvres et attends de voir si l'autre s'en saisit, où s'il se rhabille trop vite.


Putain comme j'ai VECU pendant ces moments là. Je touchais ma main, et elle était vivante, et c'était moi, et j'étais LA. C'est comme s'embrasser se faire l'amour se rire se pleurer s'aimer.

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A vous pas besoin de vous le dire, que je vous ai aimé. En ces instants là, nous n'étions qu'un. Je vous ai aimé parce que comme dans les contes de fée, les zombies se sont transformés en êtres de chair et de sang qui voulaient goûter, s'enivrer; cette équation qui ne marche qu'avec moi + vous. Je suis pornographie, je suis gourmandise, je suis l'instant qui explose et qui s'efface. Je voudrais que cette roue ne s'arrête jamais de tourner.

"The best thing about me is us".


December 8 at 1:36pm
Hey, sweetheart

when are we gonna see each other?????????


Samedi 6 Décembre - 2h44
On fait pas gaffe, et puis quand on toque à la porte un étranger vous répond. Où suis-je?, je me suis demandée à la gare de mon vieux bled pourri d'adolescence. Toujours le même ciel, toujours le même vide, personne dans les rues. C'est moche. Les mains dans les poches je me suis mise à marcher, de la gare jusqu'à l'autre bout chez Armand; avant je faisais ça à pied quand je revenais de mes fugues en mineur à Paris pour aller directement me blottir dans ses bras. Enfin, là, je suis venue me rendre une visite, le constat est qu'un inconnu occupe ma maison-cerveau. Qui suis-je? Lucky Lou c'est MOI. "I need you" est une phrase fausse. On devrait toujours commencer par dire "I need ME" puis, "I miss you". Là, c'est vraiment pensé. C'était le titre de ma lettre pour toi, ça. Qu'est-ce que tu fais en Irlande, où trimballes-tu tes savates et ton rire buddy? Ya, I miss you. Sais-tu pourquoi tu es mon amie? Parce que je ne m'excuse pas de ce que je suis, avec toi. Oui, j'aime fumer chez moi à 3h du mat', écouter Johnny Cash en slip sur mon lit en me peignant sur l'avant-bras avec un stylo des phrases à la con genre "The Punisher kiffe Green Lantern", je rigole trop, je bois trop, je blague trop, je vis trop, et c'est ce qui fait qu'on peut passer tout notre temps ensemble. Les extrêmes ça ne te fait pas peur, à toi. On s'est barrée, on s'est fusionné dans 10m², et maintenant te voilà en Irlande, en Europe, en déplacement dans tous les pays du coin et moi à Paris. Moi, la plus dévoreuse des deux. Tu sais, ici j'y défends quelque chose, et c'est moi, sauf que je l'ai un peu perdu en ce moment, mais ça me revient comme un coup de poing dans la tête avec toute l'énergie qui va avec. Si Lucky existe, c'est en parti grâce à toi. Parce que tu l'as vue et aimée avant même que je m'aperçoive que j'avais ça en moi. L'Irlande ça fait loin, quand on tend le bras.

I miss ya.

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 21:27

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 22:03