Il est temps d'avancer.


LUCKY LOU en concert le 20 Janvier à l'Ogresse (Paris)

* Ca n'est pas un "au revoir" pas vraiment. Vous voyez, je serai toujours là, d'une manière ou d'une autre. Vous vous direz sans doute qu'après tant de confidences, je vous abandonne un peu, mais c'est faux. C'est juste que j'essaie de canaliser ce besoin d'écrire et d'en faire quelque chose (je ne sais pas encore exactement quoi) que je pourrais un jour partager à nouveau avec tous. En attendant, j'ai grandi. Vraiment. Je commence ma vie d'adulte et tous ceux que vous avez vu évoluer en même temps que moi en font de même: cette année à Paris m'a changée littéralement parce qu'elle m'a permise de savoir quels matériaux j'avais entre les doigts et ce que je voulais en faire. Et la réponse est: la musique. En un an, j'ai écrit ma première chanson, vécue deux histoires d'amour dont les fins ont été soit heureuses soit plutôt douloureuses avec deux garçons eux aussi musiciens (et pour ne rien vous cacher et parce que je reste malgré tout fière de ce que ces hommes sont capables d'accomplir, allez jeter un oeil et une oreille aux Coming Soon & à Peter Broderick, l'air de rien!), j'ai fait mon premier concert, rencontré une amie que je ne perdrai pas en la personne de Pia, me suis séparée d'autres personnes dont je souhaite malgré tout le bonheur, ai frayé avec le milieu musical parisien, rencontré des tas de gens chouettes qui ont croisé ma route ou plus comme Patrick Eudeline, François Virot, un directeur de label, de chaque personne j'ai appris beaucoup. Et maintenant je quitte Paris pour m'installer chez l'homme que j'aime, qui travaille en tant que... label manager! Quand je vous dis que je vis la musique, ça n'est pas pour rien. J'espère que je continuerai de vous apporter ce que je vous apportais, peu importe quoi. Mais plus important, j'ai la ferme intention de vous faire partager cette plus-que-passion qui me dévore.

Et je ne disparaitrai jamais, jamais complètement.



Soyez tous heureux.

(bordel de merde)
Il est temps d'avancer.

# Posté le mardi 29 décembre 2009 13:13

Modifié le vendredi 01 janvier 2010 22:37

Forever us.


I miss him.

Je pars très certainement à Portland en juillet le rejoindre, et il revient en Juin... blah.

*
Forever us.

# Posté le samedi 16 mai 2009 09:53

Modifié le mercredi 27 mai 2009 14:52

I'm Lucky Lou.

I'm Lucky Lou.
. Myspace: |lucky lou|
. Facebook Fan Page: |lucky lou|

Je ne suis plus ici, parce que je me transforme, je deviens autre chose. Quelque chose qui offre, quelque chose qui créé. Si vous croyez toujours en moi, tant mieux. En un an, je suis devenue l'artiste que je rêvais auparavant d'être. Je rencontre des gens que je rêvais de rencontrer. Et peut-être notre prochaine entrevue se fera t-elle dans une salle de concert, sur une scène...


Lou.

Kirieh, avant.


Pendant des années, j'ai écrit ici, vous m'avez vu m'interroger, vivre, tomber, rire, pleurer, aimer, grandir. Grâce à vous j'ai gagné le prix de la photographie à Romans, grâce à ce blog j'ai rencontré mes meilleures amies avec qui je vis ma vie parisienne de nuits blanches, de concerts, de stupidités, Eva May Chan, Alma alias Bobby, Pia, Li, Jack B., Twi (à venir, je dois la convertir à Zac Efron avant), grâce à vous j'ai gardé ce goût d'écrire, j'ai dépassé l'égo et le regard des autres, je me suis sentie entourée quand j'étais seule. Grâce à vous, peut-être, pourrais-je un jour faire des concerts, venir vous parler après chaque représentation, faire le tour de France puis pourquoi pas le tour du monde, je pourrais rencontrer ces gens fous, ces personnes spéciales. J'y crois. Merci mille fois, merci mille et encore mille et encore mille fois.

Je vais tout faire pour que ça se réalise.


. Un homme dans le métro prend place à côté de moi. Il sort un Rubik's Cube de son sac, et aussi rapidement que je rends les billets au Nouveau Casino le termine, chaque face une couleur. Je le regarde re-mélanger son cube, puis de nouveau le résoudre en trente secondes. Amusée, je lui souris; il fait de même, et me dit: "tu veux que je t'explique comment ça marche?". Nous passons les 10 arrêts suivant à jouer au Rubik's Cube, sans que je puisse faire mieux que de réussir à obtenir une surface entièrement rouge.

. Dans la rue, un homme en costume noir soulève une fille comme un sac, la jette sur son épaule pendant qu'elle rit et murmure "Je t'aime" à ses cheveux: il portait le même parfum qu'un ex. Bon moi on ne me porte jamais encore moins avec amour (et là je suis de mauvaise foi, on l'a fait une fois sous la pluie), mais c'était un étrange décalage.

. La sensation déchirante de voir naître un enfant difforme quand une de mes musiques ne se termine pas comme je l'aurais voulu. Je pense que la plupart des gens ne comprendront pas pourquoi je suis restée 10mn à la fenêtre ma cigarette tremblant au bout de mes doigts avant de réussir à me reprendre et à dire: ok, on refait tout. Je suis plus liée à ce que je créé qu'à n'importe quoi d'autre.

. La façon qu'il avait de partager une cigarette pour deux, toujours, après l'amour.

. Depuis 3 mois j'ai des crises hormonales de fou rire & de larmes, tellement stupides que j'en ris encore plus (pleure encore plus)... devient-on cinglé après un chagrin d'amour? encore pire: si je tombe un jour enceinte, est-ce que ça sera pareil? Non parce que quand même. Je pleure parce que je vois un papillon, je rigole toute seule et ne me souviens même plus pourquoi, c'est indécent.

. J'ai fait du tourniquet avec David à 8h du matin, après ma nuit de travail et une recherche d'une heure de cigarettes dans tout le 11ème (oh et un croissant à l'huile)... voir un homme très bien vêtu et une fille coiffée d'un melon tourner au ralenti (mais nous allions super vite, en vrai) a certainement traumatisé la grosse chinoise du parc (raison pour laquelle elle mangeait des chips à 8h du matin). Nous avons regardé les Barbapapa, aussi. Assez décadent pour que j'ai un fou rire après le troisième "Barbatrrrruc!" prononcé.

. Pour la première fois, quelqu'un m'a demandé d'où me venait ma tâche estompée au dessus de la lèvre. "C'est une tâche de naissance, et...". "C'est ce qui fait ton charme, tu sais". Ma gorge s'est nouée sans que je m'y attende. Tu étais gentil, mais tu n'étais pas la personne qui aurait du me dire ça. Ces garçons, avec qui j'ai passé du temps, contre qui je m'endormais, que j'aimais, ce sont eux qui auraient du me poser la question. Trouvaient-ils ça moche? Mignon? L'ont-ils seulement remarqué? J'avais oublié cette tâche avec l'habitude mais soudain, j'ai eu besoin d'être rassurée, que quelqu'un l'embrasse en me disant qu'il l'aimait, la voit, me voit. "Pourquoi personne ne m'aime?". C'est un cri enfantin qui a explosé comme une bulle dans mon cerveau, alors que je passe mon temps à lutter contre ces questions geignardes. Parfois, quelqu'un vous tue sans le savoir, en étant gentil.

. J'ai reçu un mail de Saycet ( http://www.myspace.com/saycet ) me disant qu'il avait apprécié ma musique, tombé sur ma page Myspace lors d'une errance nocturne. Joie secrète. (finalement plusieurs, nous discutons un peu)

. Marie-Laure: oui, je me demande bien pourquoi, à défaut d'être aimée, aucun garçon n'a envie de rester mon ami.
Armand: peut-être parce que je suis plus homme que garçon après tout

# Posté le dimanche 26 avril 2009 20:08

Modifié le lundi 04 mai 2009 23:13

Don't forget to post-it.

28/II/2009. 03:07

Je profite d'un court instant de r
épit dans cet environnement hostile pour vous adresser ce message de détresse : Marie-Laure et moi sommes retenues prisonnières du Jumanji. Grâce à une ficelle de saucisson restée dans ma poche et une boîte de conserve, j'ai réussi à bricoler une connexion internet mais Dieu sait combien de temps elle durera. Ici, les choses sont dénuées de tout sens logique et on raconte même qu'un jour, un prisonnier du Jumanji a eu le malheur de vouloir dormir la nuit ; lorsqu'il ouvrit les yeux, il eut à peine le temps de voir Robin Williams nu surgir de nulle part qu'il était déjà en train d'agoniser dans d'atroces souffrances, un flacon de Fébrèze coincé dans l'orifice. En dépit de tout cela, le campement s'organise même si nous devons encore faire face à des phénomènes inexpliqués tels que le suicide d'Harmonium, les bouilloires qui parlent ou les portefeuilles volatiles. Il nous arrive, lorsque nous décidons d'aller chasser le pain suisse sauvage au petit matin enroulées dans des couvertures, de croiser le chemin d'Howard au volant d'un de ses nombreux vans et de l'entendre crier en s'éloignant "c'est mon idééééeeeeeeee". Phénomène inexpliqué, encore une fois. Ceci étant, nous avons tout de même pu faire la connaissance d'autres compagnons d'infortune tels que Jacky et Francky, cinéastes amateurs du Sacré-Coeur, Abdul, taliban reconverti et Brigi, homosexuel à stades évolutifs, qui a finalement rejoint notre campement après avoir fait un 5 au Jumanji. La nuit, le campement se transforme en véritable messe décadente. On peut entendre chanter au clair de lune, le petit petit Globule Amusions qui réclame des baies au son des tam tam et au rythme des claquements fessiers du roumain Amido. Les hommes dévalent les plaines, nus, avec pour seule pudeur un coussin sur les parties, Brigi danse sa peine maximum sur des clavecins, implorant Louis XVI, et au summum du rite, David Bowie se voit donner l'offrande au Flatuloire. Si on prend la peine d'écarter deux feuilles de bananiers, on peut même apercevoir une tête téléscopique à lunettes, venue récupérer l'un des siens, prisonnier depuis trop longtemps. Et au couronnement, les plus malchanceux d'entre nous mutent en Will Smith ou voient leurs mains moisir après avoir mangé des Pine Green avariés à l'Etoile Ornano. Lorsque vient le moment de dormir, Papa Bilal vient faire un big up à ses loulous avant d'aller désoler le monde sur Facebook et télécharger de la coke (http://www.bilalpartagesesgains.com/coke.zip). Le matin, les corps s'apaisent, les mites sortent du placard et s'oublient dans des litres de sauce crudités en désignant celui qui aujourd'hui, ira chasser le pain suisse.

C'était q
uand même bien les vacances.
Eva, ou ce qu'il en reste.


Don't forget to post-it.

# Posté le samedi 28 février 2009 10:29

Modifié le samedi 28 février 2009 11:12

Hey zombies I'm the Ghost Poker!

Hey zombies I'm the Ghost Poker!
JE NE SUIS PAS MORTE brutalement, je suis juste une parisienne compositrice sans le net et avec un Facebook (on n'avoue jamais être complètement accro à Facebook, mais on s'arrange toujours pour trouver un réseau Wifi pour ça). Et j'aurais tellement de choses à raconter, entre ma musique, mon voyage en Irlande, les personnes merveilleuses qui m'entourent dont Eva qui squatte mon appart, ma propre évolution, le film Ghost World, une soirée au bar avec Coming Soon et un futur mari (le whisky ça aide), les kebabs qu'on va chercher enroulées dans des couettes à 1h du matin, mon second voyage à Poitiers chez Mellie. Plus, en fait.










Se laisser illustrer par l'aube au Sacré-Coeur. Ce n'est pas un acte en soi, de se pencher sur la balustrade de Paris, mais mon âme s'est remplie de "La seule chose qui compte c'est l'instant" marqué sur une guitare sans cordes "Pour que chaque jour compte" disait Jack Dawson quand j'étais petite. On a fait visiter les alentours à un cadre Coréen en première visite parisienne, un directeur d'agence. "Can I keep it?". J'ai gardé sa carte de visite dans ma poche. J'ai croisé le regard électrique d'un homme en veston et baskets qui lisait un livre en marchant. "Regarde cette petite porte, je me demande sur quoi elle donne?" ... "Il t'a brûlé des yeux" "Suivons le!". Il habite au 3 rue de L'écuyer. Je vais retourner laisser un post-it à l'homme aux yeux mangés de bleu. "32" "34". Et s'il avait 33 ans, l'âge du Christ? J'ai été aimée par un messie autrefois, je lui avais tenu la main lui allongé les pieds dans l'eau moi jouant sur son visage avec une branche d'arbre. Le soleil s'est levé sur le Sacré-Coeur. Le dessin de la Coréenne en basket s'est arraché des lignes de son carnet. Vivante. Et si moi aussi je ressuscitais?


"Combien de temps sans avoir rencontré une belle fille?" "Tu veux dire, une fille qui sait sourire avec ses yeux?" "Oui" "Combien de temps passe t-on sans se sourire à soi?". La question que j'ai bu. Il y avait cet homme, assis sur les marches. "Tu vois, c'est de ces êtres là dont je devrais tomber amoureuse. Le reste c'est vanité, apparences, projection. Lui, là, il est assis là, tout seul, il est venu se gonfler de vie. Il existe en dehors de moi. Pourtant nous sommes venus faire la même chose silencieuse, on se recueille devant l'oiseau endormi en haut du lampadaire, comme ça. Parce que le monde est beau". Mon frère sourit. Agrippés aux barreaux de la palissade, on a regardé Paris s'éveiller paresseusement autour de la Tour Eiffel.

Procrastination.
C'est pour les aveugles.

# Posté le dimanche 15 février 2009 04:45

Modifié le jeudi 19 février 2009 06:29