Daniel Johnston - Honey, I sure miss you{ I wanna drink a Merry-Whisky with you }
Honey, I sure miss you,
And I long to kiss you
And I miss you so much.
Your loving touch
Brought out the best in me.
Can you bring it back to me?
Cause I love you so much.
Your loving touch.
Every time I think about you
Love comes down.
But your still not around.
Road TripMellie (aka LA
mayleemouse) est venue à Paris. Nous nous sommes donc rencontrées après 3 ans d'attente, 287 nuits blanches ensembles, 1 vidéo de Britney Spears home-made, 68 fous rires, 321 binious et 402 snip. "Je porte une écharpe rose!" devant le centre Pompidou, écharpe rose, écharpe rose, écharpe rose mes fesses! Petit café écoliers de Lu de plus tard, nous voilà dans le Louvre avec sa classe des Beaux-Arts, avec l'accueil ultra-chaleureux de sa prof: "Qu'est-ce que c'est que ça?" à mon attention (j'ai donc eu droit à une visite gratuite du Louvre grâce à une Sarah absente que je remercie). Interlude muffins et hot chocolate. Au moment de la séparation, on prolonge on prolonge, et campées devant le bus elle me regarde avec ses grands yeux, et me dis: "Viens!". Problème, je n'ai que mon sac à main, et pas de quoi enlever mes lentilles. Problème résolu, une amie à elle me prête de quoi enlever mes lentilles. Je monte dans le bus en fraude (passant totalement inaperçue, en fait): partie pour Poitiers!
(oui)
J'ai donc passé 4 jours là-bas. 4 jours... mise en situation: "ha mais t'es une grosse pouf toi en fait!". Ca, c'était
Mapi, sa future coloc. "Ha mais t'es gay toi avec ton slip blanc, en fait!" et ça, c'était à l'intention de son mec (blond). Comparé à l'ambiance de mon chez-moi, tout était tellement... tellement shivers et cow-boy que j'en avais les larmes aux yeux (même si je le cachais bien). Son petit-chez elle est niché en plein coeur de Poitiers, avec une petite mezzanine dans laquelle c'est un pur bonheur de geeker et de boire du chocolat chaud-chantilly tous ensemble entassés. Les gens viennent, partent, fument, rient, dorment à pas d'heure, font des milk-shake, s'insultent sur Facebook, rotent, rient, se vannent, se câlinent. C'était si vivant. Depuis un bon bout de temps je n'avais pas eu des fous rires comme celui qui m'a pris au restaurant chinois dégueulasse, et Mellie... ah, je savais que Mellie était Mellie avant même de l'avoir rencontrée, mes intuitions me trompent rarement
:]. Mes 4 jours avec eux furent un vrai bonheur.
J'ai en plus eu l'occasion de revoir ma cousine Julie qui habite là-bas (mais pas celui de faire Kamel Ouali et les robots au Futuroscope), de voir son chez-elle, de boire du whisky, de fumer un paquet en une soirée, de courir toute... non rien. On avait dit qu'on gardait ça secret (sauf pour nos petits enfants, quand on sera vieilles).
Vendredi 26 Décembre 2008 - 03h33J'ai eu beaucoup d'amants parisiens en quelques mois, d'amour rêvé, projeté, de corps légers, mais là, c'est différent. Je ne tomberai pas de haut, parce que je ne vole pas (voler les coeurs, voler les larmes), je vis. Tous mes proches commencent à connaitre son identité sauf vous, pardonnez-moi mais c'est chasse gardée jalousement par Lucky Lou
:) (moi qui suis pas un poil jalouse, faites moi rire! c'est pas moi c'est elle). Timidement je l'attends.
Lundi 15 Décembre - 03h33 (again)Mon clavier est plein de vin, première averse quand mon pied flanchant est entré en contact avec la bouteille que je descendais toute seule en écoutant Al Jolson (aah, Sweet Sixteen...), deuxième quand un de mes bras, ou le sien, est venu se perdre sur les flûtes posées près du lit. Mon père dans une lettre me disant qu'au même âge que le mien, il écoutait Canned Heat seul dans sa chambre parisienne. Saisis tes rêves et matérialise les. Qu'est-ce qui me fait vibrer, au juste, papa? Je passe mon inaction à fuir la réponse. Pour m'égarer au bout de ma cigarette. Je voudrais, je voudrais... Me sentir vivante. J'ai remarqué qu'on passe beaucoup de son temps enfermé dans sa boîte crânienne, à oublier lentement notre lien corporel avec ce qui nous entoure. "Je VOIS de nouveau!". Révélation ad eternam, qui va et s'enfuit, et dont j'aimerais prolonger le bail pour un temps, bien que je n'y arrive pas encore. Que veux-je? Lou, tu fais quoi là? Moi, ne jamais rester au même endroit. Cours ma belle, cours, cours, que personne ne m'attrape. Et si quelqu'un se prend au jeu et rit plus vite que moi, nous irons braquer des banques à coups d'envies chargées, ces balles inépuisables. Range moi dans ton album aux curiosités chéri, dans ce coin plié, tâché, froissé des souvenirs trop manipulés, ressortis les soirs de froid ou de déprime. Je veux faire partie du plus beau, du bouquet final, ou alors laisse moi passer mon chemin si tu ne prends plus d'instantanés depuis longtemps, que ton objectif prend la poussière. Que tes passions s'émièttent. Ca s'explique pas, ça se créée.
Polaroïds dans mon salon.
Recevoir un appel à 5h47 du matin de la seule autre personne qui ne dort jamais. Un sms. On va bouffer le monde. Oh fais le pour moi un peu, comme elle est partie en translation directement de mon appart à l'aréoport Irlandais, la prochaine fois c'est toi qu'on verra sur la webcam du campus Californien, traverser la pelouse en riant sous le soleil de là-bas.
Quand il m'a embrassé et que je tremblais, tremblais, tremblais dans un tee-shirt emprunté pour la nuit, un quitte-ou-double qui s'efface en même temps que les vêtements tombent sur le sol, serais-je encore vivante après, ou pas? Tu mets cette question au bout de tes lèvres et attends de voir si l'autre s'en saisit, où s'il se rhabille trop vite.
Putain comme j'ai VECU pendant ces moments là. Je touchais ma main, et elle était vivante, et c'était moi, et j'étais LA. C'est comme s'embrasser se faire l'amour se rire se pleurer s'aimer.
Partager. Se tisser.
A vous pas besoin de vous le dire, que je vous ai aimé. En ces instants là, nous n'étions qu'un. Je vous ai aimé parce que comme dans les contes de fée, les zombies se sont transformés en êtres de chair et de sang qui voulaient goûter, s'enivrer; cette équation qui ne marche qu'avec moi + vous. Je suis pornographie, je suis gourmandise, je suis l'instant qui explose et qui s'efface. Je voudrais que cette roue ne s'arrête jamais de tourner.
"The best thing about me is us".
December 8 at 1:36pmHey, sweetheart
when are we gonna see each other?????????
Samedi 6 Décembre - 2h44On fait pas gaffe, et puis quand on toque à la porte un étranger vous répond. Où suis-je?, je me suis demandée à la gare de mon vieux bled pourri d'adolescence. Toujours le même ciel, toujours le même vide, personne dans les rues. C'est moche. Les mains dans les poches je me suis mise à marcher, de la gare jusqu'à l'autre bout chez Armand; avant je faisais ça à pied quand je revenais de mes fugues en mineur à Paris pour aller directement me blottir dans ses bras. Enfin, là, je suis venue me rendre une visite, le constat est qu'un inconnu occupe ma maison-cerveau. Qui suis-je? Lucky Lou c'est MOI. "I need you" est une phrase fausse. On devrait toujours commencer par dire "I need ME" puis, "I miss you". Là, c'est vraiment pensé. C'était le titre de ma lettre pour toi, ça. Qu'est-ce que tu fais en Irlande, où trimballes-tu tes savates et ton rire buddy? Ya, I miss you. Sais-tu pourquoi tu es mon amie? Parce que je ne m'excuse pas de ce que je suis, avec toi. Oui, j'aime fumer chez moi à 3h du mat', écouter Johnny Cash en slip sur mon lit en me peignant sur l'avant-bras avec un stylo des phrases à la con genre "The Punisher kiffe Green Lantern", je rigole trop, je bois trop, je blague trop, je vis trop, et c'est ce qui fait qu'on peut passer tout notre temps ensemble. Les extrêmes ça ne te fait pas peur, à toi. On s'est barrée, on s'est fusionné dans 10m², et maintenant te voilà en Irlande, en Europe, en déplacement dans tous les pays du coin et moi à Paris. Moi, la plus dévoreuse des deux. Tu sais, ici j'y défends quelque chose, et c'est moi, sauf que je l'ai un peu perdu en ce moment, mais ça me revient comme un coup de poing dans la tête avec toute l'énergie qui va avec. Si Lucky existe, c'est en parti grâce à toi. Parce que tu l'as vue et aimée avant même que je m'aperçoive que j'avais ça en moi. L'Irlande ça fait loin, quand on tend le bras.
I miss ya.